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12.10.2005

Thau Agglomération- Rencontre débat le 22 Octobre 2005 à Sète



Un projet de fusion avec les agglomérations du bassin de Thau et cette fusion est souhaitée par les trois présidents d'agglomération, Georges Frêche (PS), Yves Pietrasanta (Verts) et François Commeinhes (UMP).
Ces derniers ont semble-t'il trouvé, au-delà de leurs divergences idéologiques les bases d'un accord " politiquement correct " pour construire ensemble une communauté urbaine.
En juillet, ils ont ensemble exprimé le vœu de fusionner la Communauté d'agglomération du Bassin de Thau, celle de la Communauté de communes du nord du Bassin de Thau avec celle de Montpellier.
Pourtant le 21 septembre, ce projet de fusion a reçu du " plomb dans l' aile " ( C'était il est vrai l'ouverture de la chasse) " et il a été refusé par Michel Thénault, le préfet de l'Hérault.
Quelques communes, notamment le conseil municipal UMP de Balaruc-les-Bains ont exprimé leur opposition à cette fusion, excluant le principe d'un rapprochement avec Montpellier.
Au sein même du parti François Commeinhes les biterrois Raymond Couderc et Paul-Henri Cugnenc n'approuvent pas cette fusion et ils s'en sont ouvert publiquement à l' occasion de la fête départementale de L'UMP en Agde début Septembre.

Pour corser un peu l'affaire, l'ancien maire UDF de Sète, Yves Marchand ne voit qu'utopie dans les atouts financiers de cette fusion, alors que Marc Dufour (Président départemental de l'UDF) la trouve pour sa part cohérente.Il est vrai que ce dernier n'a pas pour habitude,(on l'a vu avec Jean Marie Cavada ) d'applaudir à tout rompre l'arrivée ou le retour des barons de son parti.
Bon vous suivez ?
Ne cherchez pas de..cohérence ou de logique partisane.. Il n' y en a pas !..

À gauche la situation n'est pas plus simple puisqu'on trouve des verts parmi les opposants au projet ainsi qu'un autre ancien maire de Sète, le Communiste François Liberti.
Même chez les socialistes, il n'est pas dit que tous puissent garder le doigt sur la couture du pantalon sans éternuer publiquement..

Les Villages des communautés craignent bien évidemment d'êtres noyés dans la masse et de ne plus avoir de représentativité.
Mais d'autres intérêts plus souterrains se font jour...

Au-delà des amertumes et des ressentiments pour la personnalité du président de l'agglomération de Montpellier, Georges Frêche, il y a sans doute dans tous les partis une vraie lutte existentielle en vue de briguer les successions au sein des organismes dirigeants du gotha politique régional.

On dit même que le ministre de l' intérieur tire les ficelles... même si on se demande qui est la marionnette ...

Dans cette situation inextricable, Francois Commeinhes tente de faire valoir son choix et d'exposer à la population du Bassin de Thau les enjeux déterminants pour l'avenir économique de son territoire et il a lancé des invitations pour débattre au Théatre Molière de Sète le 22 Octobre de 9 h 30 à 12 http://www.herault-tribune.com/img_annexe/index.php?Ax_Id.... Une concertation sans doute nécessaire... si elle n'est pas jugée ..trop tardive.

Hérault Tribune - Béatrice de Carolys (10-10-05)

Réaction du 12/10/2005 de Marialys CARAMEL-RICHARD


Le problème de fusion, je l’ai déjà vécu. En effet à l’époque de la création des Agglos, je résidais à Villeneuve les Maguelone. Cette commune était farouchement opposée à son entrée dans la communauté d’agglo de Montpellier et pour des raisons politiques je pense, voulait rejoindre Sète.

Aujourd’hui Villeneuve les Maguelone apprécie t elle son rattachement forcé à Montpellier? et Palavas n’ en regrette
t elle pas son départ ?

De part son histoire et sa position stratégique au niveau portuaire, ( port qui se situe maintenant sur la commune de Frontignan), Sète est en effet plus tourné vers Montpellier que Béziers.

Cependant, dans son article du 07/10/05 le Monde nous fait part que la Cour des comptes rendra début décembre un rapport très sévère sur l’intercommunalité qui devrait pointer les « risques de dérives financières des groupements de communes » et dresser « un bilan coût-avantages » très négatif du système.

« L’intercommunalité est dans la ligne de mire du gouvernement convaincu qu’elle est un facteur de hausse fiscale.
Pour le ministre, le bilan  cout-avantages est négatif. Il n’a pas abouti aux économies d’échelle escomptées, il a compliqué les rapports politiques entre les élus et rendus les circuits de décisions plus opaques
»

Aussi si la fusion de Sète avec Montpellier est, sans doute, inévitable et nécessaire pour son développement économique et touristique. est -il nécessaire de se servir de la décentralisation du port pour agir dans la
précipitation ? .

A ce jour nous ne sommes pas les acteurs mais les spectateurs de ce projet. Pourquoi les communes concernées ne demandent elles pas l’application de la loi 2002-276 du 27/2/2002 relative à la démocratie de proximité afin qu’un référendum soit organisé ?

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