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17.05.2008

Massacre au Lido

e77348b604e0784bcb81d401c21653e8.jpgEn date du 21/02 /22008, l'association s'était inquiétée de la disparition du pied de Barba Jovis (Barbe de Jupiter) que nous avions signalé au préfet lorsde l'enquête pour le déplacement de la route du Lido.

La CABT nous a transmis ce communiqué de presse .

Balaruc-les-Bains, le 31 janvier 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE

Sauvegarde du Lido : les plantes rares sous haute protection n°159 

Une plante rare traitée avec le plus grand soin et des rhizomes déplacés : c’est le volet végétal de l’opération de sauvegarde du Lido de Sète à Marseillan. Un chantier dans le chantier.

Extrêmement rare à l’état sauvage : la Barbe de Jupiter. Le pied unique du Lido a été déterré en début de semaine, transporté puis réimplanté sur le terrain du Conservatoire du Littoral, sur un site protégé par l’Etat. Il a fallu quatre heures et demie pour déterrer ce bel arbrisseau de 1,50 mètre environ étant donné son réseau racinaire large, tortueux et tentaculaire. Les professionnels de l’association Agents du Littoral Méditerranéen (ALM) ont apporté tous les soins nécessaires pour conserver l’ensemble des racines, en éliminer la terre argileuse tout en maintenant le tronc par un système de cordage. 

Il faut savoir que Sète est le seul site connu pour cette espèce dans toute la région du Languedoc Roussillon. Il en existe 6 autres pieds, sur le Mont Saint-Clair. En revanche, on la trouve assez abondamment dans les jardins privés du Mont-Saint-Clair et elle a été bien utilisée dans les aménagements paysagers sétois notamment sur la Corniche où l’on en trouve une cinquantaine. 

Espèce protégée nationale, la Barbe de Jupiter (Anthyllis barba-jovis) est un arbuste très ramifié et repérable par son feuillage velu, vert-gris argenté. Au printemps, on peut l’identifier grâce à ses  fleurs jaune-brun. L’avantage de cette plante rare réside dans son acclimatation à notre zone littorale et sa grande tolérance aux embruns, au vent ainsi qu’aux périodes de sécheresse. Pour infos, autres sites en France : Toulon, les garrigues des Alpes Maritimes et la Corse.   

Cette opération succède au déplacement de la seconde espèce protégée : l’Althénie de Barrandon (Althénia filiformis spp barrandonii) qui figure aussi sur la liste des espèces végétales protégées en France. Au programme vendredi dernier : prélèvement, transfert et réimplantation sur un nouveau site. Toute la matinée, à Marseillan les professionnels de l’ALM, du service des Espaces Naturels de Thau Agglomération et de l’association Les Ecologistes de l’Euzière ont mené l’opération. Ils ont ainsi prélevé des plaquettes de vase superficielle, d’une hauteur de 10 centimètres environ et contenant les rhizomes d’Althénie de Barrandon ainsi que les banques de graines. Ils ont déposé chaque plaquette dans de grands bacs se trouvant au fond d’une embarcation qui assure ainsi le stockage et le transport des plaquettes. Etape finale : transfert immédiat vers une nouvelle mare, appelée aussi station, de 1700 m² créée spécialement pour l’accueil des graines et rhizomes. 

Opération de transfert certes « humide » mais indispensable car cette espèce se trouve uniquement dans la vase et plutôt dans les mares d’eau saumâtre du littoral. Elle est reconnaissable par ses longues tiges filiformes de 15 à 50 centimètres environ avec des feuilles espacées C’est une plante aquatique, vivace annuelle dont la biologie de reproduction est assez peu connue, selon l’association Les Ecologistes de l’Euzière. Par exemple, elle peut localement, au niveau d’une station, apparaître ou non d’une année à l’autre sans qu’une raison évidente soit identifiée. Sur notre littoral, on compte une trentaine de stations. C’est unique en France (on en trouve également en Corse). Sur  Marseillan, on compte une vingtaine de stations et à Palavas-les Flots, une dizaine.

De telles actions font suite à une première opération de transplantation, réalisée en octobre dernier. 1500 bulbes de lys de mer ont alors été  récupérés sur le tracé de la nouvelle route et réimplantés sur d’autres parties du site.

Toutes ces opérations s’effectuent sous le contrôle du ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables et de la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) et sont l’application de mesures compensatoires prévues dans l’arrêté préfectoral. 

Pendant 5 ans, Thau Agglomération effectuera un suivi chaque printemps qui sera intégré aux différents plans de gestions des sites d’aménagement.    

photos

1- L’unique pied de Barbe de Jupiter du Lido a214816e3ef8cf58d37dab60505a91b8.jpg

2- Le pied de Barbe de Jupiter est réimplanté sur le terrain du Conservatoire du Littoral

3- Création d’une mare de 1700 m²- appelée aussi station – pour recevoir les rhizomes et graines d’Althénie de Barrandon, espèce protégée nationale et déplacée lors du chantier de sauvegarde du Lido.  

4- Les plaquettes de vase contenant les graines et rhizomes d’Althénie de Barrandon sont déposées dans la nouvelle mare. Réalisé vendredi dernier, 25 janvier, ce transfert est mené par l’ALM, le service des Espaces Naturels de  Thau Agglomération et l’association « Les Ecologistes de l’Euzière ».
Contact Communication-Presse Jean-Louis Cianni – 04 67 51 62 64 jl.cianni@agglo-bassindethau.fr Véronique Lajarige – 04 99 57 61 05 v. lajarige@agglo-bassindethau.fr

 Hélas début mai, nous avons constaté que ce pied n'a pas survécu à la transplantation

www.thau-agglo.fr/

11.05.2008

Enquète publique délaissé non cadastré

Entrée OUEST

ENQUETE PUBLIQUE SUR LE DECLASSEMENT D'UNE PARCELLE DE 7ha14a90ca

non cadastrée

Il est difficile de croire que la parcelle non cadatrée a une superficie de plus de 7 ha, étant donné qu'une partie a fait l'objet de la création d'un rond-point et est incluse dans la ZAC Ouest qui a fait l’objet d’une enquête publique. Cela n'a pu être réalisé sans l'intervention d'un géomètre. La partie utilisée en voirie devrait donc être séparée de la zone à déclasser, étant donné que la voirie ne fera pas l'objet d'un déclassement. 

 Sur le plan fourni de l'état parcellaire, il n'apparait pas, après photographie des documents d'enquête avec un appareil numérique ayant une résolution de 5 mégapixels, qu'une parcelle incluse dans la partie déclassée est la propriété d'EDF. Pourquoi?

 Une DUP a été demandée au nom de la SA Elit par DCM en date du 30/10/2007 sous le numéro D2007-02-71. Cette DUP n'a pas abouti. Il est tout à fait raisonnable de penser que le déclassement de cette parcelle permettra la cession de la - dite fraction de parcelle à la SA Elit dont le PDG n'est autre que le maire de la ville, qui s'empressera de la céder à un promoteur immobilier comme cela s'est trop  fréquemment produit au cours des années passées. L'aliénation du patrimoine communal se fait au profit d'une société d'économie mixte sans aucun bénéfice pour les Sétois et contre leur avis. 

 

Les éléments de cette enquête ne sont pas détaillés pour apprécier son intégration à un quelconque projet et conduit à un mitage immobilier dans une zone fragile, maltraitée malgré les lois en vigueur (loi sur l'eau, schéma de mise en valeur de la mer, protection des zones humides.)

 

C'est pourquoi l'association « Entre mer et Etangs Sète Environnement »s'oppose au déclassement de la parcelle dans l'intérêt public et suggère que cet espace soit aménagé en espace vert.

Massacre au Lido

Midi Libre du 30 mars 2008 «  Et bientôt propriétaire du Castellas – L’agglomération du Bassin de Thau négocie avec les Salins du Midi, le rachat de la Redoute du Castellas. Son objectif est double : à la fois obtenir les terrains alentours pour implanter les futurs parkings et lancer la mise en sécurité du Castellas, un monument qui est classé » La Redoute du Castellas datant du XVI est inscrite depuis le 6/11/39 à l’inventaire des monuments historiques. En terme de loi,  L'immeuble inscrit ne peut être cédé (donné, vendu, légué, etc.) sans que le ministre en soit informé (article 12 du décret du 18 mars 1924) et  (article 8 de la loi de 1913).

 

L'immeuble classé ne peut s'acquérir par prescription. On ne peut lui appliquer de servitudes légales pouvant lui causer des dégradations, c'est à dire essentiellement les servitudes d'urbanisme (alignement). Il ne peut être exproprié sans que le ministre ait été consulté. Par ailleurs, "aucune construction neuve ne peut être adossée à un immeuble classé sans autorisation spéciale du ministre (de la culture)" (article 12 de la loi de 1913).

Cet édifice  bénéficie aussi d’un Périmètre de protection

 

Le rayon de protection légal autour d’un monument historique est de 500 mètres. Cette protection naît automatiquement dès lors que l’édifice est classé ou inscrit. Dans tout ce rayon toutes les modifications de l’aspect extérieur des immeubles (façades, couvertures) ou les travaux qui modifient les lieux extérieurs (piscines, murs, extension d’un bâtiment) nécessitent l’approbation de l’ABF (Architecte des Bâtiments de France.

Toutefois le périmètre de protection peut être modifié à l’occasion de l’élaboration ou de la révision du plan local d’urbanisme. Le nouveau périmètre est alors soumis à une enquête publique conjointement avec le plan local d’urbanisme et est annexé au plan local d’urbanisme.
En conséquence, l’implantation des futurs parkings, devront tenir compte de cette protection. Quant à la mise en «  mise en sécurité du Castellas « de quelle mise en sécurité veut-on parler ? Celle de la Redoute ou bien celle du Camping dont  le propriétaire « lorgne » son extension.

 

09.05.2008

cinq ans aprés

Compte rendu des journées  de nettoyage  par les bénévoles sur le site du Buplèvre Glauque dans le Triangle de Villeroy les 26 avril, 27 avril et 3 mai 2008 (par Etienne Gothié)

A) Chantier bénévole sur le terrain de protection du Buplèvre Glauque

Superficie 1300m2- longueur 160m 

Evaluation 

Samedi    26 avril

matin         3 personnes pendant 4h  = 12 heures

après midi 7 personnes pendant 5h =  32 heures

Dimanche 27 avril 

 matin        2 personnes pendant 4h  =  12 heures

 après midi 1 personne  pendant 4h   =  4 heures

Samedi  3 mai 

 matin        1 personne  pendant 4h   =  4 heures

après midi 7 personnes pendant 5h   = 32 heures

              Total                                         =  86 heures

Longueur désherbées ( ganivelles + bande de hautes herbes (40 cm de large environ)  = 65 mètres.

 Reste à désherber longueur 160m - 65m  =  95 mètres

Espèces envahissantes retirées :  Brome stérile, Orge des rats, Chardons divers, Centaurée rude Lavatère de Crête, Herbe à bitume et diverses Luzernes recouvrant beaucoup de surface.

Réduction partielle de la Soude (Suseda Vera) et de Plantago Coronopus (enlèvement des plus gros pieds).

B) Terrain parallèle de la ville (jardin botanique prévu dans le projet d’aménagement mais laissé en haute herbes) (ex bordure ouest du bassin du mas Carron)

Superficie 3000 – 1300 = 1700 m2.

Cet espace a été comblé en dernière couche par une terre argileuse truffée de graines de Lampourde (Xanthium Strumarium) d’où invasion en 2006 puis 2007 par des pieds gigantesques.

L’état actuel du sol = dureté quasi béton + couche importante de graines de Lampourde et présence de nombreuses Adventices plus ou moins proliférantes dont le Sénéçon du Cap.

Nous avons :

- ratissé manuellement puis mis dans des sacs en plastique une partie des graines de Lampourde,

- stockés à coté des containers d’apport volontaires vue l’absence dans le secteur de tout containers destiné à l’usine d’incinération les pieds secs de Lampourde et  les déchets en plastique (polystyrène expansé etc.…) récupérés sur l’ensemble des terrains A et B.

Ces déchets sont toujours sur les lieux au 8 mai 08

Concernant ce terrain, il reste à organiser par l’aménageur, la commune ou la communauté d’agglomération :

1° L’enlèvement en urgence et très à fond de la couche de graines de Lampourde restantes et de les envoyer à l’incinérateur, la Xanthium Strumarium étant une plante proliférante redoutable des climats chauds

2° Le passage d’une défonceuse (tracteur + charrue labourant profond) puis d’une herse sur tout le terrain.

 NB1)

Ceux à qui le suivi de la zone a été confié (Ecologistes de l’Euzière et pépinière Filippi) ont d’abord effectué un travail sérieux notamment sur les ganivelles avec la plantation d’une quarantaine de plants d’Anthyllis Barba-Jovis dont 28 ont été retrouvés parmi l’envahissement des Adventices, des plants de Matthiola Sinuata, d’Euphorbia Paralias, d’Anthémis Maritima, d’Helichrysum Stoechas et de Pancratium Maritimum.

Nous précisons que nous avons transplanté sur la dune des bulbes du Lys Maritime récupérés sur le chantier du déplacement de la route du Lido.

L’envahissement pourtant inévitable des Adventices ne semblait pas avoir été prévu nous obligeant maintenant à intervenir d’urgence par ce chantier de bénévoles.

Qu’est il advenu du cahier des charges de la zone strictement obligatoire attendu depuis mars 2006 et que malgré nos demandes nous n’avons toujours pas en mai 2008.

 NB2)

 Si la Communauté d’Agglomération a mis à notre disposition 2 containers à ordures ménagères le 26 avril, la benne à déchets verts promise et confirmée par le responsable du service le 3 mai ne nous est jamais parvenue. D’où deux gros tas de déchets verts sont restés à l’entrée du chantier jusqu’au 5 mai.

Les 6 et 7 mai se trouvait sur le site une équipe de 5 personnes appartenant à une société privé de Frontignan apparemment mandatée par les Ecologiste de l’Euzière afin d’effectuer la continuation du nettoyage.

Le 8 mai, nous avons constaté que le chemin avait été ratissé, qu’il restait encore en haute herbes une partie de la dune et que les déchets  verts avaient été jetés sur l’espace envahit de Lampourde et attenant à la zone protégée

Additif explicatif  Noms des espèces citées en lettre capitale

Brome stérile                        = Bromus stérilis

Orge des rats                       = Hordeum murinum

Chardons                               = Carduus tenuiflorus, Scolymus hispanicus, Cirsium vulgare

Centaurée rude                    = Centaurea aspera

Lavatère de crête                 = Lavatéra cretica

Herbe à bitume                     = Psoralea bituminosa

Luzernes                               = Médicago sativa, Médicago polymorha

Soude                                    = Suaeda vera

Plantain corne de cerf         = Plantago coronopus

Plantations sur les ganivelles : Anthyllis barbas jovis, Matthiol sinuata, Euphorbia paralias, Anthémis maritima, Helichrysum stoechas, Pancratium maritimum

Envahissantes du terrain B :

Lampourdes                         = Xanthium strumarium

Senéçon du cap                   = Senecio inaequidens

Cirse des champs                4f3d03f1a3bcc58999a8d352a5ab2488.jpg= Cirsium Arvense                             

05.05.2008

Dragage de l'Etang de Thau

 

05 mai 2008  
·                                  

 

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SETE

Édition du vendredi 2 mai 2008

V. ANDORRA TravauxL'extraction du sable de l'étang pose question
LIRE AUSSI
EcologieSauver la petite plante

 

RAPPEL
L'association Entre Mer et Etangs demande au préfet d'arrêter l'extraction de 13 000 m 3 de sable qui grossira les plages Présidente de l'association Entre Mer et Etangs, Marialys Caramel a écrit une lettre ouverte au préfet pour lui demander d'arrêter le chantier d'extraction de sable avec un système de pompage au Pont- Levis relié à deux immenses bassins. Au total, 13 000 m3 iront grossir la plage de Villeroy (lire nos précédentes éditions). « Ce sable n'est pas extrait du canal des salins de Villeroy ou du Pont-Levis, mais au large dans l'étang de Thau, classé zone Natura 2000, et dans un herbier d'algues zoostères protégées. Des analyses bactériologiques et chimiques ont-elles été réalisées ? , demande-t-elle . Par quel organisme Aucun panneau n'est installé, aucune information n'a pu être fournie, le personnel étant invisible. Quelle est l'entreprise en charge du chantier ? » « Selon Midi Libre , ajoute la militante, les sédiments faisant l'objet de la seconde tranche non financée et devant contenir des métaux lourds (comment et quand ont-ils été décelés) iront en décharge, laquelle ? Pourquoi alors les extraire ? De plus, aucun appel d'offres de quelque nature que ce soit n'a été publié pour un premier chantier estimé à 390 000 € et le montant de la seconde tranche n'est pas défini, bien que supérieur. Ceci semble manquer de rationalité. » Marialys Caramel ajoute dans sa lettre ouverte au préfet : « Le site de stockage actuel fait l'objet d'une enquête publique en vue d'une prochaine urbanisation. Qui prendra en charge la décontamination du sol ? A quel coût ? L'impact sur les 63 hectares du Conservatoire du Littoral voisins a-t-il été évalué ? » « A l'heure où le développement durable est un souci permanent, conclut Marialys Caramel, ce chantier qui vient s'ajouter à celui du déplacement de la route du Lido, à l'urbanisation du triangle de Villeroy qui ont provoqué le comblement de zones humides avec la disparition de sa flore et sa faune protégées, semble totalement incongru », dit-elle menaçant d'une possibilité de « procédure auprès du Tribunal administratif ».
Contacté, Antoine de Rinaldo, premier adjoint au maire, dit que « tout s'est déroulé dans les meilleures conditions et que la procédure a été respectée ».
Olivier SCHLAMA 05/05/2008 à 16h46 | écolo Certes la procédure de l'arrété préfectoral a été respecté, cependant, cet arrété ne correspond pas à l'enquête publique, "dragage et entretien des canaux de l'ile de Thau" voir conclusion du commissaire enquêteur


cinq ans aprés

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SETE

 

 

 

Édition du lundi 5 mai 2008

 

 

DR

 

EcologieSauver la petite plante

 

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TravauxL'extraction du sable de l'étang pose question

 

RAPPEL
La buplèvre glauque est une espèce locale et rare qui pousse sur le site de Villeroy C'est une action de longue haleine que mène depuis deux semaines l'association "Entre mer et étangs, Sète Environnement" que préside Marialys Caramel. Son objectif : sauver une petite plante locale protégée, la buplèvre glauque, repérée avant l'aménagement de la nouvelle zone urbaine de Villeroy.
« Lors de l'enquête publique autorisant l'aménagement, le préfet a arrêté la protection d'un espace de 3 000 m 2 qui correspond exactement au site ou pousse la buplèvre glauque » explique Marialys Caramel.
Sauf qu'après avoir été menacée par les tractopelles et échappé au remblaiement de la zone, la buplèvre doit lutter désormais contre un autre mal : la colonisation de son territoire par des plantes envahissantes.
« Le préfet avait estimé, dans son arrêté, qu'un entretien de la zone devait être exercé afin d'éradiquer les herbes folles qui menacent la plante protégée. Or, il n'a pas fait exécuter cette partie de l'arrêté, voilà pourquoi nous avons déposé un recours contre le représentant de l'Etat », indique la présidente de Sète Environnement.
Mais en attendant la décision des juges et pour éviter qu'entre temps, la buplèvre ait complètement disparu du site, Marialys Caramel a lancé un appel aux Sétois écolos... en herbe, de retrousser leurs manches et de participer à une opération d'éradication des deux plantes les plus envahissantes à savoir : la lampourde et le sénéçon du Cap. Ironie du sort, précise Marialys Caramel : « Les graines de ces plantes ont principalement été apportées sur le site lors du comblement par du tout-venant de l'ancien étang du Mascaron. » Reste qu'après ces deux interventions menées en relation avec la Diren et l'observatoire botanique de Porquerolles, l'association écolo dresse un bilan mitigé : « Nous avons réussi à nettoyer à peine la moitié de l'espace. Au bas mot, il nous resterait encore 200 heures à effectuer si nous voulions passer sur l'ensemble du site. Or, la végétation est en fleur et le risque de dissémination est grand. » Quant à l'avenir immédiat, Marialys Caramel prépare un comptage de la buplèvre fin mai-début juin. L'association attend aussi de voir ce que va avoir la rétrocession de cet espace à la ville puis vraisemblablement à l'agglo en juillet.

 

Jean-Pierre SOUCHE

 

04.05.2008

cinq ans aprés

Lettre ouverte  à

 Mrs A. Pibot   Diren

J. Molina Conservatoire botanique                                                                

          Messieurs

            Devant le constat d’abandon de l’espace dévolu au Buplèvre Glauque sur le Triangle de Villeroy  par l’aménageur et l’urgence d’éradiquer les plantes envahissantes (lampourde, cenesson du cap, chardons etc.) qui menacent cet espace, l’association a organisé les samedi 26 avril et 3 mai 2008 une action de nettoyage. (voir photos jointes)  

91b8c48419be0cc7da0c48b69ba12114.jpg               A l’issue de ces deux journées seulement le nettoyage de la moitié de cet espace n’a pu être effectuée par  les bénévoles.

            Toutes ces plantes étant en cour de floraison, il y a urgence de traiter la zone rapidement  afin que la dissémination des graines ne vienne perturber le biotope.

           Une fois de plus nous vous demandons de bien vouloir intervenir auprès de l’aménageur et du gestionnaire en l’occurrence les Ecologistes de l’Euzière afin que le nécessaire soit fait  et cela rapidement.

            Une fois de plus, nous vous demandons qu’un véritable cahier des charges soit enfin établi et qu’un arrêté de biotope soit pris par M. le préfet.

            Comme en 2006, nous effectuerons un comptage le moment venu.

            Dans l’attente et restant à votre disposition, nous vous prions de croire, Messieurs, en nos sincères salutations. 96d6f768f1d3cff2b45b0ee120df8a68.jpgd6cbf172c3eec67c033d3d08f64c6370.jpg

 

        

                                                                      

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