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05.05.2008

Etang de Thau

 

05 mai 2008  
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SETE

Édition du vendredi 2 mai 2008

V. ANDORRA TravauxL'extraction du sable de l'étang pose question
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EcologieSauver la petite plante

 

RAPPEL
L'association Entre Mer et Etangs demande au préfet d'arrêter l'extraction de 13 000 m 3 de sable qui grossira les plages Présidente de l'association Entre Mer et Etangs, Marialys Caramel a écrit une lettre ouverte au préfet pour lui demander d'arrêter le chantier d'extraction de sable avec un système de pompage au Pont- Levis relié à deux immenses bassins. Au total, 13 000 m3 iront grossir la plage de Villeroy (lire nos précédentes éditions). « Ce sable n'est pas extrait du canal des salins de Villeroy ou du Pont-Levis, mais au large dans l'étang de Thau, classé zone Natura 2000, et dans un herbier d'algues zoostères protégées. Des analyses bactériologiques et chimiques ont-elles été réalisées ? , demande-t-elle . Par quel organisme Aucun panneau n'est installé, aucune information n'a pu être fournie, le personnel étant invisible. Quelle est l'entreprise en charge du chantier ? » « Selon Midi Libre , ajoute la militante, les sédiments faisant l'objet de la seconde tranche non financée et devant contenir des métaux lourds (comment et quand ont-ils été décelés) iront en décharge, laquelle ? Pourquoi alors les extraire ? De plus, aucun appel d'offres de quelque nature que ce soit n'a été publié pour un premier chantier estimé à 390 000 € et le montant de la seconde tranche n'est pas défini, bien que supérieur. Ceci semble manquer de rationalité. » Marialys Caramel ajoute dans sa lettre ouverte au préfet : « Le site de stockage actuel fait l'objet d'une enquête publique en vue d'une prochaine urbanisation. Qui prendra en charge la décontamination du sol ? A quel coût ? L'impact sur les 63 hectares du Conservatoire du Littoral voisins a-t-il été évalué ? » « A l'heure où le développement durable est un souci permanent, conclut Marialys Caramel, ce chantier qui vient s'ajouter à celui du déplacement de la route du Lido, à l'urbanisation du triangle de Villeroy qui ont provoqué le comblement de zones humides avec la disparition de sa flore et sa faune protégées, semble totalement incongru », dit-elle menaçant d'une possibilité de « procédure auprès du Tribunal administratif ».
Contacté, Antoine de Rinaldo, premier adjoint au maire, dit que « tout s'est déroulé dans les meilleures conditions et que la procédure a été respectée ».
Olivier SCHLAMA 05/05/2008 à 16h46 | écolo Certes la procédure de l'arrété préfectoral a été respecté, cependant, cet arrété ne correspond pas à l'enquête publique, "dragage et entretien des canaux de l'ile de Thau" voir conclusion du commissaire enquêteur


cinq ans aprés

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Édition du lundi 5 mai 2008

 

 

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EcologieSauver la petite plante

 

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TravauxL'extraction du sable de l'étang pose question

 

RAPPEL
La buplèvre glauque est une espèce locale et rare qui pousse sur le site de Villeroy C'est une action de longue haleine que mène depuis deux semaines l'association "Entre mer et étangs, Sète Environnement" que préside Marialys Caramel. Son objectif : sauver une petite plante locale protégée, la buplèvre glauque, repérée avant l'aménagement de la nouvelle zone urbaine de Villeroy.
« Lors de l'enquête publique autorisant l'aménagement, le préfet a arrêté la protection d'un espace de 3 000 m 2 qui correspond exactement au site ou pousse la buplèvre glauque » explique Marialys Caramel.
Sauf qu'après avoir été menacée par les tractopelles et échappé au remblaiement de la zone, la buplèvre doit lutter désormais contre un autre mal : la colonisation de son territoire par des plantes envahissantes.
« Le préfet avait estimé, dans son arrêté, qu'un entretien de la zone devait être exercé afin d'éradiquer les herbes folles qui menacent la plante protégée. Or, il n'a pas fait exécuter cette partie de l'arrêté, voilà pourquoi nous avons déposé un recours contre le représentant de l'Etat », indique la présidente de Sète Environnement.
Mais en attendant la décision des juges et pour éviter qu'entre temps, la buplèvre ait complètement disparu du site, Marialys Caramel a lancé un appel aux Sétois écolos... en herbe, de retrousser leurs manches et de participer à une opération d'éradication des deux plantes les plus envahissantes à savoir : la lampourde et le sénéçon du Cap. Ironie du sort, précise Marialys Caramel : « Les graines de ces plantes ont principalement été apportées sur le site lors du comblement par du tout-venant de l'ancien étang du Mascaron. » Reste qu'après ces deux interventions menées en relation avec la Diren et l'observatoire botanique de Porquerolles, l'association écolo dresse un bilan mitigé : « Nous avons réussi à nettoyer à peine la moitié de l'espace. Au bas mot, il nous resterait encore 200 heures à effectuer si nous voulions passer sur l'ensemble du site. Or, la végétation est en fleur et le risque de dissémination est grand. » Quant à l'avenir immédiat, Marialys Caramel prépare un comptage de la buplèvre fin mai-début juin. L'association attend aussi de voir ce que va avoir la rétrocession de cet espace à la ville puis vraisemblablement à l'agglo en juillet.

 

Jean-Pierre SOUCHE