14/01/2009
RETROSPECTIVE « ENVIRONNEMENT » : Extraits d’articles parus dans MIDI-LIBRE en 2008
Toute l’équipe d’ Entre Mer et Étangs - Sète Environnement, vous souhaite une bonne et heureuse année 2009
En hommage aux associations, scientifiques, communes, bénévoles et simples citoyens, sans oublier les journalistes de la région, pour leurs implications à la sauvegarde de l’environnement, voici les articles qui nous ont paru les plus significatifs pour mesurer les efforts qu'il nous reste à faire en matière d'environnement :
4 janvier 2008 –La déchetterie attend les sapins de Noël
21 février 2008 –antipollution- L’aspirateur des mers séduit le Cap d’Agde.
21 février 2008-Assainissement- Maéra, les Verts…morceaux choisis
2 mars 2008 - LES GARDIENS DE LA GARDIOLE INFORMENT.
28 avril 2008 – Écologie- La tortue cistude sort la tête de l’eau à Villeneuve.
3 mai 2008 - Écologie-Les Languedociens rechignent à trier le verre.
8 mai 2008 - Environnement- Le piège à CO2 des chercheurs de Montpellier
19 juin 2008-Déchets - Les ratés du tri sélectif en île singulière
27 août 2008 – Environnement-Le pire est évité pour les étangs de la région.
STRICT SUIVI
30 Août 2008 Environnement-Arbres et cultures, un mariage fait pour durer
4 septembre 2008 - Thau- Des ‘’sirènes’’ pour percer tous les mystères de l’eau de l’étang
15 octobre 2008 - Mer-La lutte contre la pollution expliquée aux communes
13 novembre 2008 - Salins-Des nids douillets aménagés pour les oiseaux.
27 novembre 2008 - Photovoltaïque-Lunel capte l’énergie solaire à ras de terre.
NAISSANT.
24 novembre 2008-Environnement-La maîtrise de l’eau, un enjeu régional
MOYENS
05 décembre 2008-Déchets-Les ambassadeurs du tri étaient en tournée.
11 décembre 2008-Préfet-Baland remplace Schott
13 décembre 2008-Energaïa-Le salon régional surfe sur la vague écolo.
16 décembre 2008-Ecologie-La savante Biotope surveille la nature de près
Décembre 2008-Pollution-Le député interpelle au sujet des pénichettes
4 janvier 2008 –La déchetterie attend les sapins de Noël
…Même si nombre de Sétois ont, hélas, l’habitude d’abandonner leur sapin près des conteneurs. « Nous comptons sur le civisme des gens pour qu’ils apportent leur sapin en déchetterie », affirme Yvon Iziquel, responsable de l’environnement à l’agglo. Il n’est donc pas prévu de collecte particulière pour les sapins. Ils seront à terme transformés en compost mais par une société extérieure, puisque la station de compostage de Frontignan est fermée…
Déchetterie, zone industrielle des eaux-Blanches. (04.67.48.91.86)
21 février 2008 –antipollution- L’aspirateur des mers séduit le Cap d’Agde
« Cataglop XL », c’est le nom du dernier navire dépollueur élaboré par Oceane, un chantier breton. Un chantier dont le fondateur, Robert Gastaldi, s’avoue marqué par les catastrophes du « Torrey Canyon » et de « l’Amoco Cadiz ». C’est ce qui l’a incité à se lancer dans la conception de bateaux capables de lutter contre les marées noires.
…Au Cap d’Agde (Hérault), où le port de plaisance compte 3300 anneaux, la perspective d’achat de ce matériel est sérieusement envisagée. Comme l’explique Pierre Weiss, directeur technique du port, « un outil pour traiter la pollution, c’est une priorité. L’an passé, nous avions dû louer une embarcation pendant trois mois »…..le Cap d’Agde a souscrit à la démarche « Ports propres », élaborée par la Région en 1999…..
Extrait de l’article de A.J.
21 février 2008-Assainissement- Maéra, les Verts…morceaux choisis
Pour régler la question de l’assainissement de l’étang de Thau, Georges Frêche le président de Montpellier agglomération a déjà son idée. Il l’a dit lors d’une visite à Sète récemment : « Il faut construire une station d’épuration du XXIe siècle à Sète. Elle devra épurer à 95%. »
Depuis mardi, on en sait encore un peu plus sur ses intentions en la matière. Alors qu’il recevait trois certifications obtenues par sa toute nouvelle station d’épuration Maera pour la qualité, la sécurité et l’environnement, le président de Montpellier agglomération a presque passé commande pour un équipement du même ordre dans le bassin de Thau.
S’adressant à Véolia, délégataire du service public de la station montpelliéraine, qu’il venait de chaleureusement féliciter, Georges Frêche a lancé : « Véolia, on va vous faire travailler en faisant une station comme celle-là du côté de l’étang de Thau ». Il ne reste donc plus au président de Montpellier agglomération qu’à mener à bien son projet de rassemblement des agglomérations de Montpellier, Sète et Mèze…..
2 mars 2008- LES GARDIENS DE LA GARDIOLE INFORMENT
« Les Gardiens de la Gardiole », est une association militant avec vigueur et acharnement contre le projet de méga décharge (190 000T/an, 31 hectares de prévus soit 62 terrains de foot) à moins d’1 km des premières habitations du village, sur le domaine de Mirabeau au pied du massif classé de la Gardiole, encerclé de plusieurs zones d’intérêt faunique et floristique, où vivent de nombreuses espèces protégées à très haute valeur patrimoniale (loi Ar L.414-1-l).
A proximité d’une zone Natura 2000, tout juste situé sur la deuxième nappe phréatique de l’Hérault, qui fournit en eau potable les captages de Karland (appoint estival des communes voisines), la Fleys (Villeneuve les Maguelonne), Issanka (Sète), et qui est en lien direct avec l’étang de Thau ce qui remet en cause l’avenir des activités conchylicoles ou thermales…
28 avril 2008 –Ecologie- La tortue cistude sort la tête de l’eau à Villeneuve
La tortue cistude, disparue depuis des lustres de la réserve naturelle de l’Estagnol, à Villeneuve-lès-Maguelone, a retrouvé ses pénates, cette semaine. Trente individus, prélevés en Camargue, ont été lâchés après un séjour en enclos. Le conservatoire des espaces naturels du Languedoc-Roussillon est à l’origine de la réintroduction en milieu naturel de cette tortue aquatique.
…Denis Reudet. Le directeur de la réserve naturelle nationale de l’Estagnol veille désormais sur ces nouveaux pensionnaires assisté d’une équipe de scientifiques. « Notre espoir est qu’elles essaiment toutes seules et quelles colonisent l’étang de Vic. »…
Extrait de l’article de Cathy Soun
3 mai 2008-Ecologie-Les Languedociens rechignent à trier le verre
« C’est le matériau préféré des Français de par sa neutralité et sa naturalité », affirme Michel Gardes, président de la Fédération des industries du verre. Une fédération qui a pris son bâton de pèlerin pour sillonner l’Hexagone et prôner le tri.
Aux Verreries du Languedoc, l’étape gardoise, où 471 millions de bouteilles sont sorties du four l’an passé, le constat est identique : « La collecte est actuellement insuffisante par rapport à la demande des industriels. Aujourd’hui, nous avons besoin de calcin, c’est-à-dire de verre réutilisé. Dans la région, on récupère 22 à 23 kg par an et par habitant ? Il nous en faudrait 40 » souligne Olivier Grimaud, directeur de l’usine.
« La ressource est à portée de main. C’est l’affaire de tous », renchérit Michel Garde, mettant en exergue l’une des consignes du Grenelle de l’environnement : « Augmenter le taux de recyclage de ce qui peut l’être »…
Extrait de l’article de A.J.
8 mai 2008-Environnement- Le piège à CO2 des chercheurs de Montpellier
Le dioxyde de carbone (CO2) est produit lors de la combustion des carburants issus des énergies fossiles…En attendant que des énergies moins polluantes prennent le relais du pétrole ou du charbon, l’idée de stocker le CO2 avant qu’il ne se répande dans l’atmosphère fait son chemin…
Une partie de la solution pourrait venir d’un matériau nouveau. Une trentaines de chimistes français du CNRS et de la bos associés, dont certains travaillent à l’institut Charles-Gerhardt de Montpellier, viennent de mettre au point le MIL-101, un matériau poreux capable de stocker, dans un m3, près de 400m3 de CO2. Ce qui représente le double des capacités des produits aujourd’hui disponible.
Cette poudre innovante dispose de pores d’une taille de 3,5 manomètres (un millionième de mètre) contre 2,2 nanomètres pour les matériaux existants.
« Sous forme de poudre, on peut l’utiliser dans les filtres des véhicules ou pour capter le CO2 présent dans les fumées à la sortie des cheminées d’usines », explique Guillaume Maurin, maître de conférences à l’institut Gerhardt de Montpellier.
Cet organisme où travaille huit chercheurs a participé à la mise au point de ce matériau en effectuant des simulations numériques. Il effectue aussi des expériences pour tester les propriétés de captage des gaz à effet de serre dans ces nouveaux matériaux. Les recherches des équipes françaises, au top en ce domaine au niveau européen, intéressent les entreprises comme Total ou l’institut française du pétrole…
19 juin 2008-Déchets - Les ratés du tri sélectif en île singulière
« Les choses sont perfectibles. » Yvon Iziquel, le responsable du pôle déchets à la Communauté d’agglomération du bassin de Thau (CABT) ne fait pas de mystère. A Sète, le système de tri sélectif des déchets patine… …les chiffres sétois dévissent sensiblement. « Nous sommes plutôt proches de 35kg par an et par sétois, dont les 20 kg de verre », reconnaît Yvon Iziquel… « Il faut prendre en compte le fait que l’habitat à Sète est à 80% vertical. »
Or, jusqu’ici, la politique de tri de la structure intercommunale a surtout été offensive sur les zones pavillonnaires. Leurs habitants ont progressivement été dotés d’une deuxième poubelle, jaune, réservée au tri….
Au contraire, dans les zones d’immeubles, les habitants doivent se contenter de points d’apport volontaire, un pour 500 habitants en moyenne, avec les trois conteneurs qui permettent de trier le verre, le papier et les emballages. «On ne peut guère faire mieux avec ce dispositif », reconnaît Yvon Iziquel.
Du coup, l’agglomération réfléchit désormais à la mise en place d’un autre système. « Nous envisageons de remplacer ces colonnes de tri par des conteneurs enterrés regroupant également les ordures ménagères, en pied d’immeubles », explique le responsable du pôle déchets.
Un changement d’envergure puisque ce sont pas moins de 100 conteneurs qui devraient être enterrés d’ici un an et demi. Cela permettrait d’arriver à un point de tri pour 150 habitants dans les quartiers d’habitat collectif sétois. En effet, les quartiers concernés en priorité sont l’Ile de Thau, le Château vert et les Quilles.
Le pari de l’agglomération est évident : il s’agit de doper le réflexe du tri chez les habitants de ces quartiers et de positionner Sète dans la moyenne nationale…
Extrait de l’article de Jean-Pierre Souche
27 août 2008 –Environnement-Le pire est évité pour les étangs de la région
Plus de 400 sites marins à travers le monde sont en perte d’oxygène. Ces « zones mortes » le sont devenues principalement à cause de l’activité humaine : l’utilisation massive des engrais et l’accroissement des volumes d’eaux usées explique le dégradation des milieux.
En France, si l’on en croit le constat des scientifiques, vingt zones sont touchées. Dans la région, il s’agit surtout des lagunes côtières, soumises à l’eutrophisation. Ce phénomène se produit du fait d’un apport excessif d’azote et de phosphore entraînant la prolifération du phytoplancton. Ces algues microscopiques, en mourant, génèrent l’apparition de bactéries dévoreuses d’oxygène. Alors, le milieu se déséquilibre et l’on parle d’hypoxie.
L’étang de Thau et les lagunes palavasiennes, dans l’Hérault, sont cités dans l’étude…
« Le pire est derrière nous, mais le pire n’est jamais loin », souligne Marc Trousselier, directeur de recherche au CNRS. Et d’ajouter :« Le phénomène cyclique de malaïgue, lié à des conditions météo particulières, n’est pas causé par l’homme mais aggravé par la pression de l’activité humaine. Des solutions ont été apportées, en particulier dans les équipements d’épuration. Mais, avec la pression démographique, il faut rester très vigilant »…
Comme l’explique, Thierry Laugier (Ifremer Sète) : « Des améliorations doivent être apportées sur les équipements d’épuration de Mèze et de Poussan-Bouzigues. Cette dernière station devra être raccordée à celle de Sète, qu’il faudra redimensionner »…
« Il va falloir être patient. Un retour à la normale, c’est long. Dans les sédiments de ces lagunes, des quantités importantes de rejets organiques se sont accumulées », note Mrac Trousselier. La mort de ces zones a été évitée. Ailleurs, en Asie ou en Afrique, faute de moyens, la situation est toute autre…
Anthony Jones
STRICT SUIVI
Dans la région, le réseau de suivi lagunaire (RSL), dont le financement incombe à la région, à l’agence de l’eau et à Ifremer (opérateur scientifique) suit l’eutrophisation sur 22 lagunes, de la frontière espagnole au petit Rhône. Des analyses périodiques sur l’eau, les sédiments et la macroflore sont réalisées. Tant mieux puisque la directive cadre sur l’eau se traduit par une obligation de résultat. En 2015, il faudra arriver au bon état écologique.
30 Août 2008-Environnement-Arbres et cultures, un mariage fait pour durer
Le domaine départemental de Restinclières (Hérault) est un lieu unique en Europe. Il est devenu, en une quinzaine d’années, la référence en matière d’agroforesterie. Sur 45 hectares, des parcelles expérimentales, coordonnées par l’Inra, ont été mises en place pour étudier croissance et production des arbres et des cultures. Elles sont exploitées par deux agriculteurs, céréalier et un viticulteur. 12000 arbres ont été plantés, 6000 conservés après éclaircie, avec au total plus de 80 espèces…
En mai dernier, la rivière Cèze est sortie de son lit. Jean Larnac, viticulteur à Saint-Gervais dans le Gard, a vu pire.
« Dans cette zone inondable, on a eu jusqu'à 60 cm de sable sur ces parcelles de vigne, qu’on a désensablées trois fois. On ne pouvait plus travailler », …
Plutôt que de laisser les parcelles à l’abandon, le viticulteur a tenté d’associer arbres et cultures sur ses deux parcelles inondables. Dans la première, il a planté 160 cormiers tout en conservant la vigne. Dans la seconde, la vigne arrachée a laissé place à 286 noyers. Entre les rangées d’arbres, du blé a été semé.
« Il existe différentes motivations à l’agroforesterie mais ici, elle est employée comme outil de gestion de l’espace pour prévenir les incendies ou les inondations.
Les arbres tiennent le sol. L’eau circule différemment », explique Sophie Hugot, conseillère à la chambre d’agriculture du Gard.
Autre intérêt : les arbres font remonter l’eau à la surface et permettent de filtrer une partie des nitrates.
« On reste dans le domaine de la gestion de l’espace par l’agriculture, remarque le viticulteur. Bien sûr les noyers et les cormiers, des essences dont les bois sont très prisés, ne seront exploitables que dans une quarantaine d’années. On est dans la lignée de l’agriculture traditionnelle. »
…François Gardey de Soos, de la ferme du Mazy, est un pionnier en la matière d’agroforesterie. Il a voulu « devenir paysan comme autrefois ». Il pratique la polyculture en bio et n’a pas choisi de planter des essences précieuses comme le noyer. « Il faut éviter de retomber dans la monoculture qui épuise les sols ». Son choix s’est porté sur les fruitiers et sur des arbres fixateurs d’azote(ils restituent l’azote aux cultures, réduisant l’apport en engrais azotés), dits multi-fonctionnels, comme les féviers d’Amérique…
« Il faut beaucoup de volonté, ne pas attendre un retour sur investissement rapide, souligne Sophie Hugot. Il y a une prise de risque, d’autant plus que les financements étatique et européens se sont arrêtés fin 2006. Avec les arbres, on raisonne sur le long terme. Ceux qui se sont lancés dans le projet en tirent une grande satisfaction, celle d’avoir redonné vie à un milieu. »
Jean Larnac a réalisé au printemps sa première taille sur ses jeunes arbres et vient de passer en conversion bio sur toute son exploitation.
Ghislaine Guibaud
4 septembre 2008-Thau- Des ‘’sirènes’’ pour percer tous les mystères de l’eau de l’étang
C’est un pas de plus vers la résorption des pollutions micro-biologiques ponctuelles de l’étang de Thau. A la demande de l’agglomération et de la municipalité de Sète, la SDEI qui gère les eaux usées de la ville, met en place un système de sondes dans l’étang et le canal royal.
Une première en France pour ce géant de l’eau qui pour cela, vient d’installer un centre de recherche à Sète…
« Notre objectif est d’affirmer nos connaissances sur les pollutions, de regarder l’incidence des problèmes sur le milieu et de comprendre comment jouent les échanges entre étang et mer », indique Eric Blin.
Ces sondes ‘’Sirènes’’ seront montées sur des bouées. Chacune d’elle mesurera l’oxygène de l’eau, sa température, sa turbidité et sa salinité. Et ce, en continu, 365 jours par an…
Outre ces capteurs, une autre sonde mesurant la vitesse et le sens du courant va également être mise en place dans le canal royal, sous le pont SNCF…
« Il se pourrait que nous soyons amenés à rediriger la gestion des réseaux en fonction des résultats. » A suivre donc.
Jean-Pierre Souche
15 octobre 2008-Mer-La lutte contre la pollution expliquée aux communes
Les chiffres parlent d’eux même : 25% du trafic mondial d’hydrocarbures transite par la Méditerranée et 57% des pollutions marines analysées sur les mers territoriales françaises, essentiellement des dégazages, se produisent dans la Grande bleue.
C’est pour sensibiliser les communes littorales héraultaises à la lutte contre d’éventuelles pollutions marines, que la DDE a organisé deux journées d’information au centre Polmar interrégional basé à Sète. Une première dans le département :«Nous présentons les dispositions du plan Polmar-terre du département qui prévoit de protéger les ports de plaisance, les embouchures des fleuves et les graus », indique Jean Jorge, de la DDE 34, un des trois animateurs de ces journées avec Monique Floch, du centre d’études technique maritime et fluviale du ministère de l’Ecologie et Anne Le Roux, du centre de documentation, de recherche, et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre) basé à Brest.
Des dispositions qui sont désormais partagées entre l’Etat et les communes. « Avec la décentralisation, l’Etat ne dispose plus des moyens en personnel pour mettre en œuvre les matériels de lutte contre la pollution. En cas de crise, il faut que les communes soient prêtes et qu’elles aient formé le personnel adéquate », précise Jean Jorge.
Un transfert de compétences qui n’est pas forcément bien accueilli dans toutes les cités littorales :« L’Etat se désengage et les collectivités vont devoir tout prendre en charge. Ca va faire tousser », lance une représentante de la Ville de Sète.
Jean-Pierre Souche
13 novembre 2008-Salins-Des nids douillets aménagés pour les oiseaux
Après l’épisode pluvieux de la semaine dernière, le conservatoire des espaces naturels du Languedoc-Roussillon (CEN-LR) s’est approprié les salins de Frontignan, pour un ‘’chantier d’automne’’ d’une journée.
Autour de Mohand Acherar, Xavier Rufray et Alexis Rondeau, les trois techniciens du conservatoire, basé à Montpellier, une classe d’élèves en BTS GPN (gestion production nature) de Montpellier est venue aménager un espace naturel pour les oiseaux…
Th.L.
27 novembre 2008-Photovoltaïque-Lunel capte l’énergie solaire à ras de terre
L’ambition de la France, en matière d’énergie solaire photovoltaïque, est de jouer un rôle de premier plan au niveau mondial. Du coup, dire qu’il n’y a rien de neuf sous le soleil relève de la cécité. Tenez, hier à Lunel, quelques rayons et un froid glacial ont réuni un président de conseil régional et un préfet, venus main dans la main louer les vertus de l’astre de feu.
Sur un terrain d’1.5 hectare, en rase campagne, le groupe montpelliérain Valeco (25 salariés) a implanté ce qui est considéré comme la première centrale photovoltaïque au sol de France, pour un investissement de 2,2 M E, dont 150 000 E d’aide régionale…
Il a fallu moins de cinq mois de travaux, de juin à septembre, pour achever le tapissage de panneaux photovoltaïques…
…6 732 capteurs, représentant une puissance installée de 500kW et susceptibles de produire 750 kilowatts-heure par an.
Eric Gay, responsable de Valeco-…indique : « La puissance totale correspond à la consommation de trois cents foyers. Et la centrale évite chaque année l’émission de 546 tonnes de CO2 »…
Anthony Jones
NAISSANT
Le développement des centrales photovoltaïques au sol est encore naissant en France. Entre septembre 2007 et juillet 2008, 22 demandes d’autorisation ont été déposées auprès de l’administration pour des projets (entre 4.5 et 12 MW) cumulant 215 MW de puissance installée.
A Lunel, l’équipement va générer une taxe professionnelle de 185 000E pour la commune.
24 novembre 2008-Environnement-La maîtrise de l’eau, un enjeu régional
Changements climatiques et gestion de l’eau. Ce sont les thèmes débattus, le 14 novembre dernier, à Zwolle, au forum des assemblées régionales européennes. La nécessité d’ouvrir un dialogue interparlementaire sur le climat avait surgi en 2007 à Strasbourg dans l’hémicycle du conseil de l’Europe. Pour ces élus et experts, il faut « viser des résultats concrets sur les impacts des politiques, en matière d’énergie, de transports et de sécurité ».
Suite au protocole de Kyoto (1997), tous les pays européens se sont engagés à réduire de 5,2% d’ici 2012 leurs émission de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990. Yves Piétrasanta, vice-président du conseil régional du Languedoc-Roussillon , chargé de l’environnement, est intervenu au forum…
Face au double défi climatique et énergétique, et avec aussi le boom démographique dans le Midi, Yves Piétrasanta a cité les politiques menées en Languedoc-Roussillon, une des région les plus exposées de l’hexagone, avec Rhône-Alpes et PACA. En 2006, le plan régional pour les énergies renouvelables et la lutte contre les gaz à effet de serre fut adopté. Pour l’année 2008, environ 17 ME ont été attribués dans ce but. « Notre action a permis d’enclencher une modification des comportements, avec plus de 6000 chauffe-eau solaires installés en quatre ans. Cela a contribué à structurer des filières pérennes en région. » Par ailleurs, l’élu a souligné que le changement climatique était du notamment à deux actions : « D’une part la variabilité de l’environnement, surtout par l’eau, source de vie ; d’autre part, l’impact des sociétés humaines pour sécuriser les stocks alimentaires par l’agriculture. »
En distinguant les usages de l’eau selon les pays riches (industrie, loisir) ou pauvres (agriculture), Yves Piétrasanta a appelé à « des politiques ambitieuses contre le réchauffement climatique et de gestion durable de l’eau ».
Georges Mattia
MOYENS
En 2008, la région Languedoc-Roussillon a engagé 17,2 ME contre le réchauffement climatique, 10,6 ME face aux inondations, 3,9 ME pour protéger le littoral, 2,9 ME pour une gestion durable de l’eau, 1,4 ME pour préserver les milieux naturels, 1,3 ME contre les pollutions et 1,1 ME en faveur du développement durable.
05 décembre 2008-Déchets-Les ambassadeurs du tri étaient en tournée
Depuis le mois d’octobre, les ambassadeurs de tri effectuent une tournée de porte à porte sur certaines rues des centres anciens de la communauté de communes du nord du bassin de Thau (CCNBT), à Mèze, Loupian, Bouzigues, Poussan, Montbazin et Villeveyrac.
Dans les rues exiguës des centres-villes où l’installation de bacs est impossible, un système de collecte en sac est une solution adéquate mais demande le respect de quelques consignes afin de préserver l’esthétique de ces vieux centres. Les sacs noir et jaune doivent ainsi être sortis après 20h la veille de la collecte, bien suspendus à des crochets pour les protéger des animaux errants. Une équipe d’ambassadeurs de la CCNBT est partie à la rencontre des habitants pour faire le point sur leurs habitudes et rectifier les éventuels mauvais réflexes…
« Nous ne venons pas vers les gens pour leur faire la morale, mais pour chercher des solutions avec eux », explique Coralie. « Les aides ménagères des personnes âgées, par exemple, ne peuvent sortir les sacs qu’à leurs heures de travail ».
L’ambition de la démarche est donc de développer une relation de confiance par la rencontre plutôt que de jouer sur la répression…
« Une seconde tournée de vérification devrait être organisée afin de dresser un premier bilan de l’initiative, et la prochaine sensibilisation sera proposée aux professionnels du tourisme afin qu’ils relayent l’information auprès des estivants », explique Géraldine, responsable de la cellule.
11 décembre 2008-Préfet-Baland remplace Schott
Plusieurs préfets ont été nommés hier en conseil des ministres sur proposition de la ministre de l’intérieur Michèle Alliot-Marie. Parmi ceux-ci, le préfet de la Seine-Saint-Denis, Claude Baland, a été nommé préfet de la région Languedoc-Roussillon, préfet de l’Hérault, en remplacement de Cyrille Schott, nommé préfet hors-cadre et qui avait pris ses fonctions dans la région le 20 juin 2007…
13 décembre 2008-Energaïa-Le salon régional surfe sur la vague écolo
La quête d’écologie se porte bien. La deuxième édition du salon Energaïa, qui a fermé ses portes hier au parc des expositions de Montpellier, en fait la démonstration. Etal2e sur trois jours, cette manifestation dédiée aux énergies renouvelables a attiré plus de 20 000 personnes, soit plus de 1 000 que l’an dernier, selon les premières estimations faites hier par
Yves Piétrasanta, le vice-président du conseil régional chargé des questions d’environnement…
De plus, en partenariat avec l’ANPE, se sont tenues des rencontres pour l’emploi dans le secteur des énergies renouvelables et de l’éco-construction…
« Une centaine d’emplois étaient proposés sur place », observe Yves Piétrasanta qui ajoute :
« 8 000 emplois devraient être créés dans la région d’ici 2011 dans le développement durable. »…
16 décembre 2008-Ecologie-La savante Biotope surveille la nature de près
La société a été créée en 1993 par des passionnés de nature. Tout a commencé par la rencontre d’un pharmacien, d’un entomologiste et d’un diplômé de lettre.
A cette époque, la biodiversité n’était pas une préoccupation majeure. Ils ont visité tous les organismes concernés alors par l’environnement pour les décider à intégrer la biodiversité dans leurs priorités. L’expertise naturalisme, c’est-à-dire la capacité d’inventorier les espèces présentes dans un milieu donné, a été la première compétence de Biotope. La seconde fut la communication de ses observations par la photo. Aujourd’hui, nous possédons des centaines de milliers de photos qui constituent une vaste ressource pour l’édition de livres de références.
Les ouvrages naturalistes que nous éditons depuis 1998 allient l’agrément à la scientificité.
La trentaine d’ouvrages parus s’adresse aussi bien aux simples curieux de la nature qu’aux spécialistes. Biotope s’est ensuite investi dans l’étude d’impact de nombreux aménagements territoriaux. Pour l’implantation d’une nouvelle route ou d’une voie ferrée, nous menons enquête pour déterminer s’il existe ou non des espèces protégées sur le tracé…
Biotope prend des initiatives pour mieux comprendre le fonctionnement des écosystèmes et la biodiversité. Notre secteur ’’Recherche et développement’’, créé il y a 3 ans, a par exemple pour mission la mise au point de radars aptes à consigner de manière exhaustive l’identité et la trajectoire des vols d’oiseaux dans le secteur comme un parc éolien…
Biotope est vigilant à ne pas introduire des arbres, remèdes pour les excès de carbone mais poison pour la forêt autochtone. Nous travaillons sur un projet de séquestration de carbone en zone tropicale, à la Réunion et à Madagascar où nous disposons d’agences.
Décembre 2008-Pollution-Le député interpelle au sujet des pénichettes
A l’orée de l’année 2009, le conseiller municipal Didier Aspa, délégué aux Affaires maritimes, reprend la veille de vigilance sur l’étang de Thau.
Pour commencer, il revient sur la fermeture en août d’une zone de l’étang au nord de Bouzigues après le déclenchement d’une alerte de niveau 1 par le bulletin Remi du laboratoire LER/LR de la station de Sète de l’Ifremer.
« Au début du mois d’août, déclare l’élu municipal, une pollution microbiologique est signalée à l’est de l’étang. Un dépassement anormal du seuil réglementaire de coliformes est constaté dans la chair des huîtres et le liquide intervalvaire des coquillages. »…
Le conseiller mézois Didier Aspa pointe spécialement « les pénichettes et autres bateaux de plaisance qui circulent en grand nombre à ce moment-là sur l’étang. » Il précise : « On nous parle de 2 700 pénichettes, soit plus de 10 000 personnes, soit l’équivalent d’une ville. Ces embarcations ne sont pas, dans la majorité des cas, équipées de cuves de rétentions des eaux noires. En outre, les contrôles de vidange sont inexistants et nous savons par ailleurs que les installations de pompage que proposent Mèze et Bouzigues sont largement sous-employées. »
…le délégué municipal aux affaires maritimes écrivait à Gilles d’Ettore, député de l’Hérault et rapporteur de la mer à l’assemblée nationale.
Il notait entre autres : « Malgré les importants efforts entrepris par les collectivités pour assainir les réseaux et les lagunages, ainsi que la mise en place des bateaux-pompes dans les ports du bassin, nous sommes aujourd’hui de nouveau menacés dans notre travail, notre développement et notre survie. » Sa lettre s’achevait par le question suivante :
« Que comptez-vous faire pour pallier cette problématique qui met nos entreprises et l’économie de toute une région en péril ? »
Didier Aspa est aujourd’hui inquiet de l’absence de réponse du député et de l’absence de mesure prise pour mettre un terme à cette source de pollution.
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Commentaires
Ca met un peu de baume au coeur ces articles! bonne et heureuse année 2009 et que les bonne résolutions soient au RDV!
cordialement
Écrit par : kinou | 15/01/2009
Sur une plage de Sète située en face du lycée Joliot Curie on ne voit que cette antenne relais d'au moins 25 mètres, collée au terrain de sport et surplombant la mer. Qu'en aurait pensé les poètes Sétois ? Paul Valéry, Georges Brassens...
Écrit par : dinh | 05/02/2009
Bouygues Telecom a été condamné par la cour d'appel de Versaille à démonter les installations d'une antenne-relais dans le Rhône- Enfin ça commence a bouger!
Kosciusko-Morizet suggére "un grenelle des antennes" pour répondre aux attentes du public!
Écrit par : kir a la crème de cassis | 06/02/2009
MAERA STATION D’EPURATION DE MONTPELLIER AGGGLOMERATION La Céreirède LATTES
Communiquer sur les performances environnementales est un enjeu stratégique.
On vante à raison ou à tord les performances de « Maéra », avec des qualificatifs qui, selon mon appréciation ne correspondent pas à la réalité. Nous subissons une « intox médiatique » en dehors d’une véritable transparence des informations.
Voilà les communications que reçoivent les citoyens de l’Agglomération de Montpellier à propos de « Maéra » :
- Equipement en faveur du développement durable…
- La solution technique la plus performante… rejet d’une eau de qualité irréprochable…
- Certifications, ISO 9001, ISO 14001 et ILO-OSH …grâce à l’obtention de cette triple certification, Maéra est certifiée QSE, « Qualité Sécurité, Environnement .
- Midi Libre Montpellier - Samedi 23 Septembre 2006 : « la Rolls Royce» des stations
d'épurations…
Si j’approuve le volontarisme de l’ Agglomération pour son orientation environnementale, même si celle-ci est tardive et manque de transparence, je me pose toujours la question :
Par rapport à son coût, quelle est sa performance épuratoire réelle ?
J’ai posé plusieurs questions au Président de l’Agglomération de Montpellier le 3 Mars 2009 (pas réponse à ce jour) en comparant deux stations d’épurations :
Celle de CAEN MONDEVILLE, station du Nouveau Monde à Caen :
- coût : 65 Millions d’euros TTC
- Gestion des flux : Un seul bassin de stockage pour une autonomie de 3 heures et aucun by-pass dans la rivière l’ Orne
- Mesures bactériennes en sortie : Mesure hebdomadaire, entre 50 et 100 E.coli pour 100ml. (rejet d’eau de qualité baignade et activités nautiques)
- Gestion des effluents DCO et certains micro-polluants : Aucun micro-polluant devant faire l’objet d’une déclaration.
Station « Maéra » à Lattes :
- coût : 150 Millions d’euros + 75 Millions d’euros pour aménagements complémentaires en 2007) + 9 Millions par an d’apport d’eau du rhône.
- Gestion des flux : Trois bassins d’orage pour une autonomie de 1H30 environ et by-pass dans le Lez, plusieurs fois par an, dès que la pluviométrie est > à 25mm
- Mesures bactériennes en sortie : Une mesure mensuelle ?, entre 50 000 et 500 000 E.coli pour 100ml. ( Rejet d’eau de moyenne performance ).
- Gestion des effluents DCO et certains micro-polluants : rejet de polluants (radio nucléides d’origine médicale, lindane, carbamazine, chlore, zinc, nickel, le diuron et simazine )
La Norme QSE :
Si elle signifie pour l’Agglomération d’avoir un certificat de bonne conduite grâce à l’importance de ses investissements, elle ne permet toujours pas la transparence des informations. Si cette norme a l’avantage de mettre en place un système maîtrisé de suivi des questions environnementales, elle ne signifie pas, pour autant, qu’elle ne pollue pas, mais qu’elle respecte les principes de la norme. Par ailleurs l'entreprise n'a pas obligation de communiquer ses résultats à l’extérieur, contrairement à son référentiel « EMAS ».
Dans cette jungle de sigles, ne serait-il pas normal que chaque citoyen en connaisse le véritable décryptage ?
Comment justifier au contribuable que je suis, une telle différence de « Coût/Performance » entre ces deux investissements ?
Beaucoup moins chère, plus écologique et plus efficace : Une station d’épuration couplée avec des jardins filtrants
A noter que le coût du seul émissaire de Maéra aurait permis de financer :
- environ 200km de réseaux séparatifs sur Montpellier, ou
- remplacer la décharge du thôt par des jardins filtrants ( zéro déchet polluant) et pouvoir réutiliser une grande partie de l’eau, si précieuse pour notre avenir.
Écrit par : CHANTON Jacky | 28/03/2009
Bonjour jackie, nous ne pouvons, à l'heure où l'eau devient une denrée rare , être qu'en parfait accord avec votre article digne d'une spécialiste
Écrit par : écolo | 29/03/2009
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