06.10.2008
Déchets pris en charge sur la plate-forme de compostage
Message du 06/10/08 13:34
De : "staner"
A : Coordination_Cniid@yahoogroupes.fr, "CNIID - Sébastien LAPEYRE" , "CNIID - Françoise LOUIS" , "chantal boddaert" , "Association Art Bio" , "Colette Castagnoli"
Objet : [Coordination_Cniid] - LE COMPOSTAGE, parlon-en
Les déchets pris en charge sur la plate-forme de compostage sont:
> soient des déchets verts:
> tonte de gazon
> élagage d'arbres
> entretien des espaces verts
> Depuis début 2007, nous acceptons toutes les dimensions de bois y compris les souches
> soient des bio-déchets:
> fermentescibles issus d'industries agro-alimentaires
> déchets du domaine agricole .
Fertivert impose une liste de produits acceptables et des intrus indésirables lors de la signature de ses contrats.
Cependant, quelques intrus sont retrouvés dans les bio-déchets déchargés. Voici quelques aberrations:
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23:28 Publié dans Dossiers - Traitements des déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
24.09.2008
Lafarge mise sur les combustibles de substitution - Journal de l'environnement - 12/09/2008 11:32
http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail...
Lafarge veut brûler plus de déchets dans ses cimenteries situées dans les pays émergents. Une stratégie amorcée depuis longtemps par le cimentier français. Elle permet au groupe de réaliser des économies d'énergie et d' améliorer son bilan carbone.
Analyser par Victor Roux-Goeken
La cimenterie de Port-la-Nouvelle (Aude) est un modèle selon son propriétaire, le groupe français Lafarge. Son activité a démarré en avril 1971. Elle a reçu le premier «Prix de l'environnement» un an plus tard. Les terrains de la carrière, à proximité, furent les premiers à accueillir des éoliennes en France, en 1992. Et c'est en 1988 que l'usine a commencé à utiliser progressivement des «combustibles alternatifs». Comprendre par là des déchets.
«Nous avons commencé avec des déchets liquides, raconte Paul Perez, directeur du site industriel. En 2003, en plein crise de la vache folle, nous avons 'détruit' 30.000 tonnes de farines animales, soit un taux de 40% de substitution aux combustibles fossiles que nous utilisons.» En mars dernier, pendant quelques jours, l'usine a atteint un taux de substitution de 80%. Soit 15 à 20% de farines animales, 30% de combustibles liquides de substitution (CLS) mélangés avec des «pâteux» et 30% de pneus usagés. «Cela n'a pas pu se faire plus longtemps car il n'y a pas assez de flux. Il faut aller sur des déchets dangereux, car nous n'avons pas d'autorisations préfectorales pour des déchets banals.»
Lafarge essaie de reproduire dans le monde sa stratégie «d'écologieindustrielle» (1) mise en place dans les années 1970 au moment des chocs pétroliers. Elle consiste essentiellement en l'utilisation de combustibles alternatifs aux combustibles fossiles, tels que les déchets. L'objectif est de parvenir à un taux de substitution de 70% en France en 2010.
Comme lors du premier choc pétrolier en 1973, la hausse des cours des combustibles fossiles rend cette substitution d'autant plus d'actualité. «L'hiver dernier, pendant 2 mois, nous avons eu beaucoup de mal à assurer l' import de combustible en Malaisie, car la Chine captait l'essentiel de la production», explique Dominique Bernard, directeur du département d'écologie industrielle chez Lafarge. Le groupe est l'une des rares grandes entreprises françaises à se réclamer de ce concept et à avoir créé un département spécifique.
En Chine et en Inde, Lafarge a principalement recours aux boues d'épuration et aux déchets spéciaux issus de l'industrie chimique. Dans les pays en développement, où le groupe est implanté, cette utilisation de combustibles et matériaux de substitution (CMS) permet de candidater à des projets de mécanisme de développement propre (MDP), générant des crédits carbone pouvant être convertis en quotas de CO2 nationaux. Aux Philippines, une usine Lafarge, candidate au dispositif onusien, utilise 35% de cosse de riz comme combustible.
Il en va de même en Malaisie, avec l'huile de palme (dont la production est accusée de détruire les forêts et les habitats des orangs-outans), ou dans le nord du Nigéria. Une cimenterie «y suscite des tensions sociales», selon Dominique Bernard. Le groupe prévoit d'investir entre 3 et 4 millions d'euros pour relancer la culture du mil aux alentours de la cimenterie en y associant 20.000 cultivateurs, et utiliser les déchets végétaux comme combustible alternatif. Cette stratégie permet de mettre fin aux tensions, de réaliser un MDP, et de pallier l'absence d'un marché des déchets dans ce pays émergent.
Si le groupe a «valorisé» 7,7 millions de tonnes de déchets en 2007, c'est l'absence d'un gisement permanent qui empêche Lafarge de substituer partout des CMS «traditionnels» aux combustibles fossiles. Un graphique réalisé par le cimentier montre qu'«il n'y a pas de substitution possible en dessous d'un PNB de 7.000 dollars par habitant». En-dessous de ce seuil, la population ne gagne pas assez pour consommer et donc engendrer un marché de déchets suffisant… Le taux mondial de substitution est tout de même de 10%, et ce taux croît de 1 à 2% par an.
De substantielles économies peuvent ainsi être réalisées. L'énergie représente le tiers du coût de la production de ciment. Par ailleurs, dans les pays industrialisés, le groupe est rémunéré pour éliminer les combustibles alternatifs. Le bilan carbone du cimentier en sort aussi amélioré: pour Lafarge, le recours aux déchets en cimenterie permet d'éviterles émissions liées à l'activité des incinérateurs de déchets qui ne valorisent pas l'énergie produite... L'efficacité énergétique aidant, les émissions de CO2 du groupe sont passées de 772 kilogrammes de CO2 par tonne de ciment en 1990 à 648 kg CO2/t ciment en 2007.
(1) Voir l'article du JDLE «La France s'essaie à l'écologie industrielle»
22:55 Publié dans Dossiers - Traitements des déchets | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Déchets, AUDE, LAFARGE, cimenterie, tiers-monde
LASSAC (AUDE) : Une poubelle géante nommée désir
Canard enchaîné - Louis Colvert
AH ! la vallée de Lassac, dans l’Aude. Avec, à deux pas, la très touristique cité de Carcassonne, les châteaux cathares de Lastours (40 000 visiteurs par an), la grotte de Limousis (30,000 visiteurs par an)... Et bientôt la mégadéchetterie!
C’est en effet ici, en plein milieu des vignobles AOC Cabardès, que doit sortir de terre, en 2012, un « centre de stockage de déchets ménagers ultimes ». Autrement dit, un gros machin, au coût modeste (40 millions d’euros), destiné à accueillir les poubelles des deux tiers du département: 110 000 tonnes de détritus sur 54 hectares, qui vont être en partie stockées dans les collines, dont la plus haute culminera à 57 mètres. Un projet très frais, en somme, qui ne pouvait se faire, promis-juré, qu’à Lassac, et nulle part ailleurs.
Ainsi en a décidé le conseil généralde l’Aude, en s’appuyant sur un rapport d’experts commandé par ses soins à la société Arcadis et remis le 22 mars 2005. Cette « étude relative à la recherche de sites potentiels d’installations de stockage de déchets ménagers » était formelle: Lassac est le site idéal ! Sauf que, pour arriver à cette conclusion, l’enquête a été légèrement bidouillée...
C’est une regrettable boulette du conseil général qui a permis de le découvrir. Sous la pression d’une association d’opposants au projet, le département leur a remis dernièrement un CD- ROM de l’étude. Manque de bol, il comprenait, outre la version finale du rapport, ses versions antérieures, qui montrent que Lassac n’était pas vraiment prédestiné à accueillir sa gigantesque poubelle. Annotations escamotées, rajouts opportuns, paragraphes évaporés... Les auteurs s’en sont donné à coeur joie pour sortir Lassac du lot des 48 sites pressentis dans l’Aude.
Dans la première version, la vallée était classée en rouge, c’est-à-dire en zone défavorable. Quelques coups de clavier plus tard, miracle! deux lignes ont été ajoutées : « Le classement partiel en rouge “défavorable” de ce site, dû à la géologie, a été levé suite aux investigations de terrain menées sur le site. » Quelles investigations ? Mystère... Plus loin, « les principaux inconvénients » des 48 sites sélectionnés sont évoqués. Dans le rapport original, Lassac est mis en exergue pour ses « difficultés d’exploitation et de gestion des effluents ».
Mais hop! plus le moindre « inconvénient » pour le site de l’Aude dans le texte officiel. Et ça continue à propos des sondages qui ont « mis en évidence une nappe phréatique souterraine », synonyme de disqualification. La phrase s’est envolée. Quant à la « très forte perméabilité » des terrains concernés, elle a été remplacée, comme par enchantement, par la mention « mesure impossible
Magie de l’informatique: un petit malin peut, avec deux-trois manipulations, vérifier que ces modifications ont toutes été réalisées le même jour, soit le 18 janvier 2005, deux mois avant la remise du rapport. Un brin gêné, le bureau d’études Arcadis l’admet : « Effectivement, il a pu y avoir des modifications et des suppressions de données, mais seulement avec l’accord du client. C’est lui qui décide. » Du côté du « client », c’est-à-dire du conseil général de l’Aude, son président PS, Marcel Rainaud, s’étrangle: « Il n’y a pas eu de bidonnage. Ce n’est pas le genre de la maison! Ce CD-ROM était un brouillon, un document de travail qui circulait entre plusieurs collaborateurs. D’ailleurs, si nous l’avons donné aux opposants, c’est que nous n’avions rien à cacher. »
Disons plutôt que les opposants ont dû saisir la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) pour que le conseil générai finisse par le lâcher. Ce qui n’empêche pas Rainaud de conclure:
« Dans cette affaire, personne n’a donné d’ordre. Je pense que nous sommes victimes de notre transparence. » A moins que ce ne soit l’ordinateur qui ait tout bidouillé tout seul...
22:05 Publié dans Dossiers - Traitements des déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Déchets, AUDE, LASSAC, CADA


