28.06.2008
préserver le patrimoine botanique
Réaction à un article paru dans l'hérault du jour du 20 juin 2008,
Dans le cadre de l'aménagement du Lido de Sèete à Marseillan, la Communauté d'agglomération du Basin de Thau
procéde au déplacement de plantes rares et protégées sur la Commune de Marseillan. Une opération réalisée en
présence des responsables du service " Espaces naturels et environnement" mais en l'absence des associations
à commencer par celle des Ecologistes del'Euzière, association agréee, partie prenante dans ce projet.
Donc, du côté de Marseillan, on s'applique à :
- Respecter la Loi surleu en recréant les zones humides impactées par le projet,
- Transplanter les espèces botaniques protégées,
- Mettre en place un plan de gestion
Bonne politique.
Mais de l'autre côté, sur Sète, on
- Détruit les zones humides sans compensation,
- Abat les pins de la fôret domaniale
- Dynamite les pans de la colline sans autorisation
- Laisse les espaces naturels propriétés du Conservatoire botanique devenir des pistes de cross et de quads
- Bétonne les falaises
- Prélève le sable dans l'étang de Thau afin de réengraisser la plage de Villeroy
La lecture de cet article nous laisse sans voix et nous conforte dans notre sentiment:
Dans notre communauté d'agglomération, la préservation de notre patrimoine botanique ainsi que celui de la
faune est à géométrie variable.
Suivant peut-être l'intérêt d'autres projets plus immobiliers
19:35 Publié dans Quartier "LIDO" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sète, marseillan, cabt, écologie, environnemnt, lido, midi-libre
24.06.2008
Aménagement du LIDO
Anthyllis Barbas Jovis
(protégée sur le plan national)
n'a pas survécu à sa
transplantation dans le cadre
du déplacement de la route
Quel article intéressant que celui paru dans nos différents quotidiens (L’Hérault du jour en date du 20 juin 2008 et Midi Libre) !
Dans le cadre de l’aménagement du Lido de Sète à Marseillan, la Communauté d’agglomération du Bassin de Thau procède au déplacement de plantes rares et protégées sur la commune de Marseillan.
Une opération réalisée en présence des responsables du service « Espaces naturels et environnement » mais en l’absence des associations concernées par la protection de l’environnement à commencer par celles des Ecologistes de l’Euzière, association agréée, partie prenante dans ce projet.

Donc, du côté de Marseillan, on s’applique à :
- Respecter la loi sur l’eau en recréant les zones humides impactées par le projet
- Transplanter les espèces botaniques protégées
- Mettre en place un plan de gestion
Bonne politique.
Mais de l’autre côté, sur Sète:
- On détruit les zones humides sans compensation
- On abat les pins de la forêt domaniale et l’on dynamite les pans de la colline sans autorisation
- On laisse les espaces naturels, propriétés du Conservatoire Botanique devenir des pistes pour moto-cross et quads
- On bétonne les falaises

La lecture de cet article nous laisse sans voix et nous conforte dans notre sentiment : dans notre Communauté d’Agglo, la préservation de notre patrimoine botanique ainsi que celui de la faune est à géométrie variable.
Suivant peut-être l’intérêt d’autres projets plus immobiliers…
http://www.midilibre.com/articles/2008/06/26/20080626-SET...
00:00 Publié dans Quartier "LIDO" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LIDO, SETE, Barbas Jovis, Barbe Jupiter, Euzière, CABT
03.06.2008
cinq ans aprés
> Message du 02/06/08 22:16
> De : "Alain PIBOT"
> A : "Sete.environ"
> Copie à :
> Objet : Rép. : comptage du Buplèvre Glauque
>
> Je vous remercie pour ces comptages et suivis du site.
>
> Compte tenu de l'impact négatif de l'aménagement, contrairement à ce qui avait été promis par la commune, j'engagerai dès cette semaine la rédaction d'un arrêté de protection de biotope. Nous organiserons ensuite la gestion de cette parcelle.
>
> Merci pour votre engagement au service du patrimoine naturel
>
> Cordialement
>
>
>Alain PIBOT
> Chargé de mission Mer et Littoral
> DIREN Languedoc Roussillon
> Tél.: 04.67.15.41.09
> alain.pibot@languedoc-roussillo
12:55 Publié dans Quartier "Villeroy" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ecologie, environnement, plante protégée, buplèvre, CABT, DIREN, Commune
02.06.2008
cinq ans aprés
Comme promis aprés le nettoyage de la station du Buplèvre voici : 
L'inventaire effectué par Marialys Caramel et Etienne Gothié le lundi 26 mai 2008 sur l’espace protégé du Buplèvre Glauque sur le Triangle de Villeroy
Coté Ganivelles qui ont été nettoyées en partie par les membres l’Association
« Entre Mer et Etangs Sète Environnement » et l’A.P.N puis terminées par une entreprise privée de Frontignan, nous avons constaté que grâce à cette intervention et à la pluie, la population du buplèvre avait atteint une hauteur de 2 cm le 26 mai et totalisait environ 450 pieds.
Ces 450 pieds ont été localisés sur à peu prés la moitié de la longueur du chemin ouest.
Lors du comptage le 20 mai 2006 avec les Ecologistes de l’Euzière, nous en avions comptabilisé 2151 pieds Coté Est du chemin que nous avons entièrement nettoyé, nous avons comptabilisé 2220 pieds alors qu’en 2006 il en avait été comptabilisé 1661 pieds.
Au Centre du chemin, nous en avons comptabilisé 42 contre 290 en 2006.
Par contre le nettoyage de l’entrée du chemin que nous avons effectué, nous a permis de localisé 400 pieds contre 50 en 2006
Conclusion : Nous avons comptabilisé environ 3112 pieds contre 4000 à 4500 en 2006
Si l’on compare les deux inventaires, il apparaît que l’implantation de la dune de sable a perturbé le Buplèvre puisque celui-ci n’est réapparu que sur la moitié du coté ouest.
Nous maintenons que non seulement un arrêté de biotope est nécessaire mais un nettoyage minutieux et régulier de la station s’impose si nous voulons que cette station perdure.
De plus, il est très urgent de demander à l’aménageur avant la rétrocession du site à la Commune puis à la Communauté d’Agglomération d’effectuer un nettoyage approfondi de la zone remblayée jouxtant la station afin d’éliminer toutes les plantes envahissantes qui la menacent
Nous rappelons ici que cette zone remblayée devait devenir un parc paysager
Pj : plan de localisation du « Buplèvre »
22:15 Publié dans Quartier "Villeroy" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, triangle de villeroy, plante protégée, buplèvre glauque, midi libre, commune, CABT
01.06.2008
enquête publique conjointe DUP zone Ouest
Observations sur la procédure d’enquêtes publiques conjointes de déclaration d’utilité publique et parcellaire : Aménagement de la zone d’aménagement concerté (Z.A.C entrée Ouest) à Monsieur Serge Ottawy Commissaire Enquêteur
Monsieur,Nous vous prions de bien vouloir prendre note des observations de l’association
« Entre Mer et Etangs Sète Environnement » Depuis 2003 l’association dont l’un de ses but est la protection des écosystèmes et des espaces naturels, participe activement à toutes les enquêtes publiques qui ont abouti à l’urbanisation de l’entrée Ouest de la ville.Si à chaque enquête, nous avons pu, afin de faciliter le travail des bénévoles, avoir communication par photographie les dossiers, cette facilité nous a été refusé pour celle-ci alors que dans la convention Aarhus, « seul l’accès à un document peut être refusé lorsqu’un secret de fabrication est protégé par la loi ».
1 Notice explicative paragraphe 4 Insertion du projet dans l’environnement et mesures compensatoires (extrait de l’étude d’impact contenu dans le dossier ZAC- BCEOM oct. 2006) Celles-ci ne sont pas décrites or, Le SDAGE RMC n’admet que deux mesures compensatoires :- La restauration d’une zone humide en voie de disparition ou
- la création d’une zone humide nouvelle de même superficie et de même fonction en cas de destruction (SDAGE RMC, protection des milieux aquatiques et des zones humides, volume 2 page 41)
Page 6 paragraphe 2-3, le programme prévoit29 520 M2 de shon pour les logements
9 795 M2 pour activités et services
3 300 M2 pour équipement publics
Total 42 615 M2 soit 4ha 2 615
pourquoi cette enquête concerne 14 hectares. Si dans ce dossier « Etat des données administratives » paragraphe 2 le projet porte sur une superficie de 14 Hectares , aucune part ne figure la superficie des zones humides qui doivent être remblayées alors que dans le dossier d’enquête publique du 17 octobre 2005 au 17 novembre 2005 ayant pour objet la révision simplifié du plan d’occupation des sols ( PLU) « Entrée Ouest de la commune » Etat des données administratives » paragraphe 2 « Dossier loi sur l’eau », il est stipulé : au titre de la loi sur l’eau 93-2 du 3 janvier 1992, l’opération d’aménagement nécessite la constitution d’un dossier de déclaration. Nous rappelons que l’un des objectif de la loi sur l’eau du 3 janvier 92 est la conservation des zones humides ( article2), le SDAGE RMC, document d’application de la loi sur l’eau prévu par celle-ci (article 3) et signé après la signature du SMVM est un document supérieur à celui ci.
Page 10 Milieu naturel « La concentration……et la richesse des biotopes localisés »
Lesquels ? Aucun inventaire ne figure dans l’enquête alors que nous avons signalé par courriers et carte en date du 19 janvier 2005 et 18 février 2006, la présence d’une plante protégée par l’arrêté du 20 janvier 1982 modifié par l’arrêté du 31 août 1995 la Barbe de Jupiter « Anthyllis Barba-jovis » (localisée en décembre 2005 par les membres de l'association et déclarée aux principaux services de l'Etat) (annexe 1)

III Programmes des travaux :Paragraphe 2 Description des voies -définition des structures-chaussée « Couche de base en Grave bitumé » nous espérons qu’il n’y aura pas d’utilisation de mâchefers même valorisés.
VI Etude d’Impact « Procéder à une requalification de la zone de loisirs et améliorer la sécurité des accès qui seront qualibrés de façon à limiter le flux des usagers »
De quelle façon peut-on limiter le flux des usagers et sécuriser les accès de cette aire de loisirs si ce n’est en déplaçant purement et simplement ces activités qui ne sont pas compatibles avec la protection du milieu biologique.« Assurer la préservation des 63 Hectares «
Il faut savoir, que cet espace naturel, propriété du Conservatoire du Littoral et de la compétence de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau.
Cet espace classée en Znieff et Zico renferme de nombreuses espèces végétales protégés comme en autre le Buplerum semicompositum « Buplèvre Glauque » Cette zone naturelle est avec celle des Pierres Blanches une des deux seules qui subsistent sur la commune de Sète après le bétonnage total du Triangle de Villeroy, l’attaque frontale sur la carrière du Ramassis pour également un projet immobilier et la « sauvegarde « du Lido sur des considérations sécuritaires concernant la route face à la mer laquelle a commencé par un scalp systématique de tout ce qui était naturel au sud de la voie ferrée depuis le bout du Triangle de Villeroy jusqu’aux trois digues et à terme jusqu’au marché aux puces de Marseillan. Afin d’assurer la préservation de 63 hectares, Il est donc à proscrire l’évocation d’un projet d’accès aux véhicules à moteur sur ce secteur.
Page 53 paragraphe 3-2-1 Zone humide : « Aucun plan de gestion n’a été établi à ce jour ».
Pourtant, en 2003, à titre de mesures compensatoires pour le comblement des zones humides du triangle de villeroy, la commune devait assumer la gestion financière et « la soit disante « restauration de ce site ». Une convention qui n’a toujours pas vu le jour devait être établie entre la CABT , le Conservatoire du Littoral et la Commune.
Page 73 paragraphe 5-4-4 Loisir et sport
Le centre équestre situé sur cet espace, n’est pas compatible avec la protection du milieu et cela pour deux raisons.
- Ces eaux usées se rejettent directement dans l’étang de Thau classé Natura 2000 (annexe2)
- Son approvisionnement en fourrage ne pouvant pas passer par le Pont Levis oblige ses camions à traverser les 63 hectares d’espaces naturels et accentue ainsi à la dégradation de ce site
Page 89 Gestion des déchetsUn projet de déchetterie est prévu au programme. Certes une déchetterie est utile, mais son implantation dans en zone Ndg n’est pas acceptable. D’ailleurs ce projet n’a pas eu l’assentiment du Commissaire enquêteur en 2005 dans l’enquête publique de la « Révision simplifiée du Plan d’Occupation des sols » (annexe3)
Ne serait- il pas judicieux de prévoir pour ce nouveau quartier des containers enterrés ?
Page 97 paragraphe 5-11-1 Eaux potables : « Actuellement La zone n’est pas équipée d’un réseau secondaire »
Lors de l’enquête publique en 2005 la question « le syndicat du Bas Languedoc pourra t il faire face à ces consommations supplémentaires « a été posé à la SEBLI par le service des affaires sanitaires et sociales qu’en est- il aujourd’hui ?
Paragraphe 5-11-2 Eaux pluviales Cette zone comme toute la zone figure sur la carte IGN comme une zone inondable. Un PPR est il prévu ?
D Analyse des effets directs :Page 102 paragraphe 1-2-1 Ecosystème terrestre
« Les opérations d‘aménagement………..l’équilibre des milieux naturels situés sur l’emprise réservée au projet ainsi que les écosystèmes proches seront affectés par les travaux » « l’impact des travaux d’aménagement sur la végétation de la zone d’étude sera limité et compensé par des mesures de protections » Lesquelles?
Page 113 paragraphe 2-2 Effets du fonctionnement du projet sur l’environnement naturel
« La disparition des espaces naturels fera l’objet de compensation par la mise en place de mesures d’intégrations paysagères »
Lesquelles? Nous rappelons que pour la destruction de zone humide même la plus petite qu’il soit, le SDAGE RMC impose :
La création d’une zone humide nouvelle de même superficie et de même fonction ou la restauration d’une zone humide en voie de disparition.
Page 118 paragraphe 2-5-4 Réseaux : assainissement eaux usée
Etant donné que la station d’épuration actuelle fonctionne à 80% de sa capacité maximale, est il prévu son extension?
Cette question a été également soulevée lors de l’enquête publique « Révision simplifié du plan d’occupation des sols » en 2005
E Raison projet retenu : Page129 paragraphe 1-2-2 Programme d’aménagement
Equipements publics«Ecole, Maison de la Nature , Déchetterie, Passerelles »
L’emplacement d’une déchetterie de 4 000 m2, si elle est utile n’est pas judicieux, il serait souhaitable de penser un autre lieu
Pourquoi une maison de la Nature à cet endroit alors que toute la zone sera urbanisée ?
Pourquoi ne pas remplacer ces deux projets par la construction d’une maison de retraite médicalisée qui fait défaut sur la Commune puisque celle initialement prévue dans l’aménagement de la carrière du Ramassis a été remplacée par une résidence pour seniors? Nous tenons à vous signaler :- la présence d’une Barbe de Jupiter « Anthyllis Barba-jovis » plante protégée sur le plan national dans la zone concernée.(déclarée aux services de l'Etat endécembre 2005)
- Une partie de la zone concernée (9 000 m2) a servie de casier de ressuyage à une opération de dragages d’entretien des canaux de l’ile de Thau (arrêté préfectoral n° 2008-01-543) vu la perméabilité du sol, des analyses sont elles prévues et qui prendra en charge son éventuelle dépollution ? (annexe4)
Dans l’état actuel de l’urbanisation totale de cette zone, Triangle de Villeroy et Entrée ouest, l’association ne peut que regretter que la commune ai préféré opter pour ce projet plutôt que l’aménagement en espace naturel qui petit à petit disparaisse de notre commune au profit du béton.
Sète le 27 mai 2008
La Présidente
Marialys CaramelPj :
Annexe 1 Barbas-Jovis et différents courriers transmis aux services de l’état
Annexe 2 photos évacuation des eaux usées du centre équestre dans l’Etang de Thau
Annexe 3 Conclusion du Commissaire enquêteur du projet : révision simplifiée du plan d’occupation des sols « Entrée Ouest »
Annexe 4 article midi libre 24 /04 /08 sur le dragage ( picasaweb.google.fr/caramel.marialys)
10:05 Publié dans Quartier "Villeroy" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : midi, libre, CABT, Sète, environnement, plante protégée, picasaweb.google.fr/caramel.marialys
17.05.2008
Massacre au Lido
En date du 21/02 /22008, l'association s'était inquiétée de la disparition du pied de Barba Jovis (Barbe de Jupiter) que nous avions signalé au préfet lorsde l'enquête pour le déplacement de la route du Lido.
La CABT nous a transmis ce communiqué de presse .
Balaruc-les-Bains, le 31 janvier 2008| COMMUNIQUE DE PRESSE |
Sauvegarde du Lido : les plantes rares sous haute protection n°159
Une plante rare traitée avec le plus grand soin et des rhizomes déplacés : c’est le volet végétal de l’opération de sauvegarde du Lido de Sète à Marseillan. Un chantier dans le chantier.
Extrêmement rare à l’état sauvage : la Barbe de Jupiter. Le pied unique du Lido a été déterré en début de semaine, transporté puis réimplanté sur le terrain du Conservatoire du Littoral, sur un site protégé par l’Etat. Il a fallu quatre heures et demie pour déterrer ce bel arbrisseau de 1,50 mètre environ étant donné son réseau racinaire large, tortueux et tentaculaire. Les professionnels de l’association Agents du Littoral Méditerranéen (ALM) ont apporté tous les soins nécessaires pour conserver l’ensemble des racines, en éliminer la terre argileuse tout en maintenant le tronc par un système de cordage.
Il faut savoir que Sète est le seul site connu pour cette espèce dans toute la région du Languedoc Roussillon. Il en existe 6 autres pieds, sur le Mont Saint-Clair. En revanche, on la trouve assez abondamment dans les jardins privés du Mont-Saint-Clair et elle a été bien utilisée dans les aménagements paysagers sétois notamment sur la Corniche où l’on en trouve une cinquantaine.
Espèce protégée nationale, la Barbe de Jupiter (Anthyllis barba-jovis) est un arbuste très ramifié et repérable par son feuillage velu, vert-gris argenté. Au printemps, on peut l’identifier grâce à ses fleurs jaune-brun. L’avantage de cette plante rare réside dans son acclimatation à notre zone littorale et sa grande tolérance aux embruns, au vent ainsi qu’aux périodes de sécheresse. Pour infos, autres sites en France : Toulon, les garrigues des Alpes Maritimes et la Corse.
Cette opération succède au déplacement de la seconde espèce protégée : l’Althénie de Barrandon (Althénia filiformis spp barrandonii) qui figure aussi sur la liste des espèces végétales protégées en France. Au programme vendredi dernier : prélèvement, transfert et réimplantation sur un nouveau site. Toute la matinée, à Marseillan les professionnels de l’ALM, du service des Espaces Naturels de Thau Agglomération et de l’association Les Ecologistes de l’Euzière ont mené l’opération. Ils ont ainsi prélevé des plaquettes de vase superficielle, d’une hauteur de 10 centimètres environ et contenant les rhizomes d’Althénie de Barrandon ainsi que les banques de graines. Ils ont déposé chaque plaquette dans de grands bacs se trouvant au fond d’une embarcation qui assure ainsi le stockage et le transport des plaquettes. Etape finale : transfert immédiat vers une nouvelle mare, appelée aussi station, de 1700 m² créée spécialement pour l’accueil des graines et rhizomes.
Opération de transfert certes « humide » mais indispensable car cette espèce se trouve uniquement dans la vase et plutôt dans les mares d’eau saumâtre du littoral. Elle est reconnaissable par ses longues tiges filiformes de 15 à 50 centimètres environ avec des feuilles espacées C’est une plante aquatique, vivace annuelle dont la biologie de reproduction est assez peu connue, selon l’association Les Ecologistes de l’Euzière. Par exemple, elle peut localement, au niveau d’une station, apparaître ou non d’une année à l’autre sans qu’une raison évidente soit identifiée. Sur notre littoral, on compte une trentaine de stations. C’est unique en France (on en trouve également en Corse). Sur Marseillan, on compte une vingtaine de stations et à Palavas-les Flots, une dizaine.
De telles actions font suite à une première opération de transplantation, réalisée en octobre dernier. 1500 bulbes de lys de mer ont alors été récupérés sur le tracé de la nouvelle route et réimplantés sur d’autres parties du site.
Toutes ces opérations s’effectuent sous le contrôle du ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables et de la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) et sont l’application de mesures compensatoires prévues dans l’arrêté préfectoral.
Pendant 5 ans, Thau Agglomération effectuera un suivi chaque printemps qui sera intégré aux différents plans de gestions des sites d’aménagement.
photos
1- L’unique pied de Barbe de Jupiter du Lido 
2- Le pied de Barbe de Jupiter est réimplanté sur le terrain du Conservatoire du Littoral
3- Création d’une mare de 1700 m²- appelée aussi station – pour recevoir les rhizomes et graines d’Althénie de Barrandon, espèce protégée nationale et déplacée lors du chantier de sauvegarde du Lido.
4- Les plaquettes de vase contenant les graines et rhizomes d’Althénie de Barrandon sont déposées dans la nouvelle mare. Réalisé vendredi dernier, 25 janvier, ce transfert est mené par l’ALM, le service des Espaces Naturels de Thau Agglomération et l’association « Les Ecologistes de l’Euzière ».| Contact Communication-Presse Jean-Louis Cianni – 04 67 51 62 64 jl.cianni@agglo-bassindethau.fr Véronique Lajarige – 04 99 57 61 05 v. lajarige@agglo-bassindethau.fr |
Hélas début mai, nous avons constaté que ce pied n'a pas survécu à la transplantation
20:25 Publié dans Quartier "Villeroy" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cabt, plantes protegées, lido, écologie, environnement
11.05.2008
Massacre au Lido
L'immeuble classé ne peut s'acquérir par prescription. On ne peut lui appliquer de servitudes légales pouvant lui causer des dégradations, c'est à dire essentiellement les servitudes d'urbanisme (alignement). Il ne peut être exproprié sans que le ministre ait été consulté. Par ailleurs, "aucune construction neuve ne peut être adossée à un immeuble classé sans autorisation spéciale du ministre (de la culture)" (article 12 de la loi de 1913).
Cet édifice bénéficie aussi d’un Périmètre de protection
Le rayon de protection légal autour d’un monument historique est de 500 mètres. Cette protection naît automatiquement dès lors que l’édifice est classé ou inscrit. Dans tout ce rayon toutes les modifications de l’aspect extérieur des immeubles (façades, couvertures) ou les travaux qui modifient les lieux extérieurs (piscines, murs, extension d’un bâtiment) nécessitent l’approbation de l’ABF (Architecte des Bâtiments de France.
Toutefois le périmètre de protection peut être modifié à l’occasion de l’élaboration ou de la révision du plan local d’urbanisme. Le nouveau périmètre est alors soumis à une enquête publique conjointement avec le plan local d’urbanisme et est annexé au plan local d’urbanisme. En conséquence, l’implantation des futurs parkings, devront tenir compte de cette protection. Quant à la mise en « mise en sécurité du Castellas « de quelle mise en sécurité veut-on parler ? Celle de la Redoute ou bien celle du Camping dont le propriétaire « lorgne » son extension.
16:10 Publié dans Quartier "LIDO" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Lido, marseillan, écologie, environnement, cabt, commune de sète, commune de marseillan
09.05.2008
cinq ans aprés
A) Chantier bénévole sur le terrain de protection du Buplèvre Glauque
Superficie 1300m2- longueur 160m
Evaluation
Samedi 26 avril
matin 3 personnes pendant 4h = 12 heures
après midi 7 personnes pendant 5h = 32 heures
Dimanche 27 avril
matin 2 personnes pendant 4h = 12 heures
après midi 1 personne pendant 4h = 4 heuresSamedi 3 mai
matin 1 personne pendant 4h = 4 heures
après midi 7 personnes pendant 5h = 32 heures
Total = 86 heures
Longueur désherbées ( ganivelles + bande de hautes herbes (40 cm de large environ) = 65 mètres.
Reste à désherber longueur 160m - 65m = 95 mètres
Espèces envahissantes retirées : Brome stérile, Orge des rats, Chardons divers, Centaurée rude Lavatère de Crête, Herbe à bitume et diverses Luzernes recouvrant beaucoup de surface.
Réduction partielle de la Soude (Suseda Vera) et de Plantago Coronopus (enlèvement des plus gros pieds).
B) Terrain parallèle de la ville (jardin botanique prévu dans le projet d’aménagement mais laissé en haute herbes) (ex bordure ouest du bassin du mas Carron)
Superficie 3000 – 1300 = 1700 m2.
Cet espace a été comblé en dernière couche par une terre argileuse truffée de graines de Lampourde (Xanthium Strumarium) d’où invasion en 2006 puis 2007 par des pieds gigantesques.
L’état actuel du sol = dureté quasi béton + couche importante de graines de Lampourde et présence de nombreuses Adventices plus ou moins proliférantes dont le Sénéçon du Cap.
Nous avons :
- ratissé manuellement puis mis dans des sacs en plastique une partie des graines de Lampourde,
- stockés à coté des containers d’apport volontaires vue l’absence dans le secteur de tout containers destiné à l’usine d’incinération les pieds secs de Lampourde et les déchets en plastique (polystyrène expansé etc.…) récupérés sur l’ensemble des terrains A et B.
Ces déchets sont toujours sur les lieux au 8 mai 08
Concernant ce terrain, il reste à organiser par l’aménageur, la commune ou la communauté d’agglomération :1° L’enlèvement en urgence et très à fond de la couche de graines de Lampourde restantes et de les envoyer à l’incinérateur, la Xanthium Strumarium étant une plante proliférante redoutable des climats chauds
2° Le passage d’une défonceuse (tracteur + charrue labourant profond) puis d’une herse sur tout le terrain.
NB1)
Ceux à qui le suivi de la zone a été confié (Ecologistes de l’Euzière et pépinière Filippi) ont d’abord effectué un travail sérieux notamment sur les ganivelles avec la plantation d’une quarantaine de plants d’Anthyllis Barba-Jovis dont 28 ont été retrouvés parmi l’envahissement des Adventices, des plants de Matthiola Sinuata, d’Euphorbia Paralias, d’Anthémis Maritima, d’Helichrysum Stoechas et de Pancratium Maritimum.
Nous précisons que nous avons transplanté sur la dune des bulbes du Lys Maritime récupérés sur le chantier du déplacement de la route du Lido.L’envahissement pourtant inévitable des Adventices ne semblait pas avoir été prévu nous obligeant maintenant à intervenir d’urgence par ce chantier de bénévoles.
Qu’est il advenu du cahier des charges de la zone strictement obligatoire attendu depuis mars 2006 et que malgré nos demandes nous n’avons toujours pas en mai 2008.
NB2)
Si la Communauté d’Agglomération a mis à notre disposition 2 containers à ordures ménagères le 26 avril, la benne à déchets verts promise et confirmée par le responsable du service le 3 mai ne nous est jamais parvenue. D’où deux gros tas de déchets verts sont restés à l’entrée du chantier jusqu’au 5 mai.
Les 6 et 7 mai se trouvait sur le site une équipe de 5 personnes appartenant à une société privé de Frontignan apparemment mandatée par les Ecologiste de l’Euzière afin d’effectuer la continuation du nettoyage.
Le 8 mai, nous avons constaté que le chemin avait été ratissé, qu’il restait encore en haute herbes une partie de la dune et que les déchets verts avaient été jetés sur l’espace envahit de Lampourde et attenant à la zone protégée
Additif explicatif Noms des espèces citées en lettre capitale
Brome stérile = Bromus stérilis
Orge des rats = Hordeum murinum
Chardons = Carduus tenuiflorus, Scolymus hispanicus, Cirsium vulgare
Centaurée rude = Centaurea aspera
Lavatère de crête = Lavatéra cretica
Herbe à bitume = Psoralea bituminosa
Luzernes = Médicago sativa, Médicago polymorha
Soude = Suaeda vera
Plantain corne de cerf = Plantago coronopus
Plantations sur les ganivelles : Anthyllis barbas jovis, Matthiol sinuata, Euphorbia paralias, Anthémis maritima, Helichrysum stoechas, Pancratium maritimumEnvahissantes du terrain B :
Lampourdes = Xanthium strumarium
Senéçon du cap = Senecio inaequidens
Cirse des champs
= Cirsium Arvense
21:05 Publié dans Quartier "Villeroy" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, triangle de villeroy, plante protégée, buplèvre glauque, midi libre, commune, CABT
20.04.2008
cinq ans après
APPEL AUX ECOLOGISTES
Voici maintenant 5 ans que la zone humide du Triangle de Villeroy a disparu avec sa faune et sa flore.
Seule une petite zone colonisée par le « Buplèvre Glauque » plante protégée a fait l’objet d’un arrêté de protection préfectoral.
En 2006, nous avions, dénombré 4000 pieds environ et nous avions sollicité auprès des services de l’Etat, un arrêté de biotope et l’établissement d’un cahier des charges.
A ce jour, rien n’a été concrétisé et l’entretien de cette zone laisse à désirer.
De plus, le comblement du Mascaron a permis la colonisation de l’espace très proche de plantes envahissantes, qui, si elles ne sont pas éradiquées vont détruites le biotope du Buplèvre.
Aussi, si le temps le permet, je vous propose de nous retrouver samedi 26 Avril à 14 heures sur le site afin d’effectuer un nettoyage.
(Prévoir des gants, des râteaux)Pour tous renseignements 04 67 53 59 25
sete.environ@wanadoo.fr
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13.04.2008
63 hectares

Au Pont Levis, après l’aire de loisirs, nous pénétrons sur un espace protégé de 63 hectares appartenant au Conservatoire du Littoral.
Nous rappelons que depuis 2007 tout le pourtour de l’Etang de Thau est sous la protection de la Directive Natura 2000.
Depuis de nombreuses années nous n’avons de cesse de demander à la Commune de pourvoir à la protection de cet espace par la fermeture à l’accès des véhicules à moteur.
Suite au comblement des zones humides du triangle de Villeroy, nous avons constaté et signalé que les sansouires n’étaient plus alimentaient en eau et commençaient à s’assécher.
Nous précisons que si la gestion des espaces naturels est de la compétence de l’Agglo, la commune s’était engagée, à titre de mesure compensatoire pour le comblement de la zone humide du triangle, d’en assurer la gestion financière.
Une Convention devait être signée. 5 ans après toujours rien.
Aujourd’hui nos craintes s’avèrent fondées. Les 63 hectares ne sont plus alimentées en eaux et ces espaces asséchées qui protégeaient plantes rares et nidification d’oiseaux sont d’une part envahis par les quads et motos qui saccagent tout sur leur passage et des hordes de véhiculent circulent au mépris des promeneurs.
Peut être qu’un changement de Président d’Agglo nous permettra de faire aboutir ce dossier et permettre à la nature de reprendre sa place.


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