05.04.2008
Incinérateur
27/03/08
Incidence des cancers à proximité des usines d’incinération d’ordures ménagères.
Rapport d’étude et synthèse
Cette étude écologique de type géographique, réalisée dans le cadre du Plan cancer 2003-2007, a pour objectif d’analyser la relation entre l’incidence des cancers chez l’adulte et l’exposition aux émissions atmosphériques des usines d’incinération d’ordures ménagères. Elle porte sur les cancers diagnostiqués dans le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, l’Isère et le Tarn entre 1990 et 1999. Près de 135 000 cas de cancer ont été collectés sur environ 25 millions de personnes-années. L’exposition des unités statistiques (Iris) au cours des années 1970-80 a été quantifiée par une modélisation de la dispersion atmosphérique et du dépôt surfacique accumulé des dioxines émises par 16 incinérateurs. Les résultats sont exprimés sous forme de risques relatifs qui comparent les risques de survenue d’un cancer dans des zones fortement exposées aux risques observés dans des zones peu exposées.
Une relation statistique significative est mise en évidence entre l’exposition aux panaches d’incinérateurs et l’incidence, chez la femme, des cancers toutes localisations réunies, du cancer du sein et des lymphomes malins non hodgkiniens. Un lien significatif est également retrouvé pour les lymphomes malins non hodgkiniens chez les deux sexes confondus et pour les myélomes multiples chez l’homme uniquement.
Cette étude ne permet pas d’établir la causalité des relations observées, mais elle apporte des éléments convaincants au faisceau d’arguments épidémiologiques qui mettent en évidence un impact des émissions des incinérateurs sur la santé. Portant sur une situation passée, ses résultats ne peuvent pas être transposés à la période actuelle. Ils confirment le bien fondé des mesures réglementaires de réduction des émissions appliquées à ces installations industrielles depuis la fin des années 1990.
gehntele2.fr
staner.debvmb@skynet.be
20:25 Publié dans Dossier INCINERATEUR | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pollution, santé, écologie, cnid, appel, cabt, déchets
17.01.2008
Mâchefers

M. Commeihnes que « les déchets issus de l’incinération des ordures ménagères soit disant valorisables » soient envoyés dans un centre d’enfouissement.
Non M.Commeihnes, il n’y a pas de loi, mais seulement une circulaire ( circulaire DDPR/SEI/BPSIED n° 94-IV du 9mai 1994) qui fixe les règles concernant le suivi de la production, les conditions de valorisation et la stabilisation des mâchefers. Cependant comptez sur nous pour, qu’avec d’autres Association, nous fassions pression sur nos députés afin que ceux ci se penchent une bonne fois pour toute sur ce problème.
Si vouloir, protéger la santé des générations futures et l’environnement est de l’incohérence, alors oui, « les prétendu écolos » sont incohérents
Certes, on pourrait différencier les Mâchefers entreposés illégalement sans aucun traitement dans la Carrière du Ramassis et ceux situés sur le site de l’incinérateur, cependant au final, nos conclusions sont les mêmes.
Le traitement des ordures ménagères par incinération produit plus de pollution que les déchets.. En effet, selon deux documents publiés par le Ministère de l’écologie et du développement durable (Damien 1997 et Piantone, Ph. Blanc, F. Bodénan Etat de l’art.BRGM/RP-50589-FR et Ministère de l’Ecologie et du Développement durable décembre 2000),
« quelques conclusions des auteurs - Il existe une méconnaissance de la chimie et de la minéralogie des MIOM ( mâchefers d’incinération d’ordures ménagères)
- La distribution des métaux lourds dans les nombreuses phases minérale est mal connue et en conséquence, la mise en solution des métaux lourds est mal contrainte. - Les données sur les dioxines-furanes dans les MIOM sont rares et souvent confidentielles - Au niveau de l’évolution chimique et minéralogique des MIOM on manque de retour d’expérience - Sur le plan économique, l’utilisation des mâchefers n’est viable que dans les régions où le prix du granulat naturel est élevé et le prix du transport devient vite prohibitif ». Une analyse a été faite par « l’Association pour la Protection de l’Environnement des Hautes Vallées de l’Asse » sur l’utilisation des Mâchefers d’incinération d’ordures ménagères……Les conclusions s’imposent d’elles même et sont sans appel
- Les tests de lixiviation ne sont pas suffisamment représentatifs de la teneur en métaux lourds - Les tests de lixiviation n’ont de valeur qu’à l’instant de l’analyse En conséquence, les MIOM déclarés valorisables par les tests de lixiviation peuvent être porteurs de fortes concentration en métaux lourds susceptibles de se libérer ultérieurement. En conclusion, La valorisation des mâchefers correspond à une exportation de pollution incontrôlable vers le milieu naturel. Elle doit être stoppée d’urgence en attendant des études plus approfondies. Vu les énormes tonnages de MIOM concernés, ceux ci doivent être stockés dan des sites présentant de fortes garanties d’étanchéité naturelle. A partir de la composition moyenne de 5 incinérateurs d’ordures ménagères en France ( Damien,1997), on peut estimer qu’un centre de stockage alimenté par environ 130 000 tonnes de mâchefers contiendra au bout de 10 ans de l’ordre de : 1 8OO tonnes de plombs, 23t de cadmium, 10t d’arsenic, 3t de mercure etc….c’est tout simplement une bombe à retardement. Afin de protéger nos générations futures et notre environnement, la CABT doit se donner les moyens de mettre en place un autre gestion des déchets.
http://amiesfrance.info/index.fr
00:00 Publié dans Dossier Kaufman & Broad RAMASSIS | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pollution, incinération, commune, environnement, dechets



