08.07.2008
Urbanisation du Ramassis
La Carrière du Ramassis à Sète, entre 1994 et 1996 a reçu environ 30 000 tonnes de mâchefers issus de l’incinération des ordures ménagères. Ce dépôt était tout à fait illégal et
l’arrêté préfectoral n°96-1-2711 du 10 octobre 1996 mettait un terme à cette exploitation non autorisée d’une installation classée pour la protection de l’environnement.
En 2003 afin de mener à bien un projet d’urbanisation, la Commune décide d’entreprendre la dépollution du site et d’évacuer les mâchefers.
Par convention publique d’aménagement adoptée en Conseil Municipal du 29 12 02 modifié par les avenants 1 et 2 adoptés par Conseil Municipal des 20 11 03 et 14 10 O4, la Commune de Sète confie l’aménagement de ces terrains cadastrés BS 455 à 461 à la SA Elit.
Un schéma d’aménagement portant sur ces parcelles a été approuvé par Conseil Municipal du 15/O3/O4 prévoyant notamment
Secteur 1 un programme d’habitat collectif et individuel dans lequel est intégré un équipement d’intérêt général (une maison de retraite) Secteur 2 La préservation et la mise en valeur du Petit bois propriété de la Commune Secteur 3 Aménagement d’espace public pour requalification du Bd Mathieu Grangent.Par décision du conseil municipal du 8/12/O6 la Sa Elit sollicite l’agrément pour la vente des sections BS 87 et 89 pour la partie logement (superficie 38 768 m2) prix 6.215.000 euros H.T et
70.000 euros H.T pour l’établissement de personnes âgées au profit de la société Kaufmann et Broad.
Un permis de construire modificatif 2 n° 34 301 05 701 752 a été délivré le 26 octobre 2007 à Kaufmann et Broad promotion.
Le 13 novembre nous avons demandé à consulter ce permis et nous avons constaté qu’il manquait certaines pièces. Un courrier a été transmis à M. le Préfet.
Dans ce permis, l’équipement d’intérêt général en l’occurrence la maison de retraite a disparu et à aucun moment il est stipulé que la société a l’autorisation de faire sauter les pans de la colline et d’abattre les pins propriétés de l’ONF (voir article midi libre).
La forêt des Pierres Blanches est une ZNIEFF donc de la compétence de l’AGGLO, une autorisation a-t-elle été demandée ?
19:00 Publié dans Quartier "Ramassis" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : urbanisme, ramassis, environnement, ONF, midi libre
14.06.2008
Dynamitage de la Forêt Domaniale des Pierres Blanches
Monsieur le Préfet
Place des Martyrs de la Résistance
34000 Montpellier
Sète le 10 Juin 2008
Monsieur,
L’association vient vers vous pour vous faire part de ses interrogations quant aux travaux effectués sur la Carrière du Ramassis bd Mathieu Grangent à Sète.
Un permis de construire PC34 301 05 701 75 modifié en PC 34 301 05 701 75-1 modifié en PC 34 301 05 701 75 T, modifié en PC 34 301 05 701 75-2 a été signé à la société Kauffman et Broad pour les parcelles cadastrée BS 457, 458 et 459 et ne prévoit pas des travaux ni sur la falaise ni un impact sur la forêt domaniale cadastrée en section BM.
Le 8 novembre 2007, l’association ayant constaté que des engins de terrassement avaient pénétré dans la forêt domaniale et abattu des pins avait alerté l’ONF.
Le 9 novembre 2007, Monsieur F Barsse, responsable de l’unité territoriale garrigues à l’ONF, a confirmé (midi libre du 9 novembre) qu’aucune autorisation n’avait été donnée par l’ONF et qu’un PV serait dressé.
Aujourd’hui, l’association constate que plusieurs mètres de la forêt domaniale en surplomb ont été désintégrés et l’association s’interroge sur les limites de ce creusement.
Si l’impact sur la flore a été évalué lors de la convention d’aménagement de la Carrière par contre l’impact sur la faune n’a pas été étudié et des questions se posent actuellement sur les atteintes à l’habitat du chauve souris cavernicoles espèces protégées par la convention de Berne susceptibles d’être dérangées par ces travaux
Dans l’attente d’une réponse à nos questions, nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en notre considération distinguée
http//picasaweb.google.fr/caramel.marialys/RamassisDynamitagecolline
18:10 Publié dans Quartier "Ramassis" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ramassis, écologie, ONF, forêt domaniale, environnement, urbanisme
13.06.2008
Dynamitage de la forêt Domaniale
Ça dépasse les bornes !
L’avant-dernier journal municipal « Sète.fr » annonçait qu’un biotope allait être recréé sur le Mont Saint-Clair avec plantation de pelouse « brachypode ».
Belle et louable intention si dans le même temps, la même municipalité ne laissait détruire sans autorisation des biotopes existants aux pourtours de la Carrière de Ramassis, en dehors des emprises autorisées par le permis de construire, causant ainsi des dommages à long terme à la forêt domaniale des Pierres Blanches.
En effet, le dernier permis de construire modificatif, attribué à « Kaufman et Broad promotion » sur ce site de la Carrière du Ramassis, en date du 26 Octobre 2007, ne faisait apparaître aucune demande de travaux d’aménagement ou de consolidation sur l’emprise de cette forêt domaniale.
Le 8 novembre 2007, des engins procédaient pourtant à l’abattage de pins et travaux sur falaise sans autorisation de l’ONF. Le premier adjoint, Antoine de Rinaldo, déclarait malgré ce, en méconnaissance totale du site, « Kaufman est sur son terrain et doit purger la falaise à coups de petits explosif » !
Aujourd’hui, notre association Sète-Environnement constate que plusieurs mètres de la forêt domaniale en surplomb continuent d’être attaqués au-delà de la limite cadastrale concernée. Jusqu’où ?
Nous venons de saisir le préfet, d’autant plus que, si l’impact sur la flore a été établi, aucune étude sur la faune n’a été effectuée, notamment sur les atteintes éventuelles à l’habitat des chauve-souris cavernicoles, espèce protégée par la convention de Berne et qui devaient aussi exister dans les failles des falaises de la corniche (site natura 2000) qui pour des raisons « sécuritaires » ont été injectées de béton.
Quant au petit bois du Ramassis, toujours propriété de la commune, celle-ci en a d’ailleurs promis, en décembre 2005, dans la presse sa rétrocession à l’ONF après urbanisation du Ramassis, l’urbanisation du site semble tendre purement et simplement à l’engloutir et à le faire disparaître au mépris du respect du permis de construire déposé.
09:35 Publié dans Quartier "Ramassis" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ONF, midi libre, la gazette, hérault du jour, urbanisation, ecologie, environnement
03.06.2008
cinq ans aprés
> Message du 02/06/08 22:16
> De : "Alain PIBOT"
> A : "Sete.environ"
> Copie à :
> Objet : Rép. : comptage du Buplèvre Glauque
>
> Je vous remercie pour ces comptages et suivis du site.
>
> Compte tenu de l'impact négatif de l'aménagement, contrairement à ce qui avait été promis par la commune, j'engagerai dès cette semaine la rédaction d'un arrêté de protection de biotope. Nous organiserons ensuite la gestion de cette parcelle.
>
> Merci pour votre engagement au service du patrimoine naturel
>
> Cordialement
>
>
>Alain PIBOT
> Chargé de mission Mer et Littoral
> DIREN Languedoc Roussillon
> Tél.: 04.67.15.41.09
> alain.pibot@languedoc-roussillo
12:55 Publié dans Quartier "Villeroy" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ecologie, environnement, plante protégée, buplèvre, CABT, DIREN, Commune
01.06.2008
enquête publique conjointe DUP zone Ouest
Observations sur la procédure d’enquêtes publiques conjointes de déclaration d’utilité publique et parcellaire : Aménagement de la zone d’aménagement concerté (Z.A.C entrée Ouest) à Monsieur Serge Ottawy Commissaire Enquêteur
Monsieur,Nous vous prions de bien vouloir prendre note des observations de l’association
« Entre Mer et Etangs Sète Environnement » Depuis 2003 l’association dont l’un de ses but est la protection des écosystèmes et des espaces naturels, participe activement à toutes les enquêtes publiques qui ont abouti à l’urbanisation de l’entrée Ouest de la ville.Si à chaque enquête, nous avons pu, afin de faciliter le travail des bénévoles, avoir communication par photographie les dossiers, cette facilité nous a été refusé pour celle-ci alors que dans la convention Aarhus, « seul l’accès à un document peut être refusé lorsqu’un secret de fabrication est protégé par la loi ».
1 Notice explicative paragraphe 4 Insertion du projet dans l’environnement et mesures compensatoires (extrait de l’étude d’impact contenu dans le dossier ZAC- BCEOM oct. 2006) Celles-ci ne sont pas décrites or, Le SDAGE RMC n’admet que deux mesures compensatoires :- La restauration d’une zone humide en voie de disparition ou
- la création d’une zone humide nouvelle de même superficie et de même fonction en cas de destruction (SDAGE RMC, protection des milieux aquatiques et des zones humides, volume 2 page 41)
Page 6 paragraphe 2-3, le programme prévoit29 520 M2 de shon pour les logements
9 795 M2 pour activités et services
3 300 M2 pour équipement publics
Total 42 615 M2 soit 4ha 2 615
pourquoi cette enquête concerne 14 hectares. Si dans ce dossier « Etat des données administratives » paragraphe 2 le projet porte sur une superficie de 14 Hectares , aucune part ne figure la superficie des zones humides qui doivent être remblayées alors que dans le dossier d’enquête publique du 17 octobre 2005 au 17 novembre 2005 ayant pour objet la révision simplifié du plan d’occupation des sols ( PLU) « Entrée Ouest de la commune » Etat des données administratives » paragraphe 2 « Dossier loi sur l’eau », il est stipulé : au titre de la loi sur l’eau 93-2 du 3 janvier 1992, l’opération d’aménagement nécessite la constitution d’un dossier de déclaration. Nous rappelons que l’un des objectif de la loi sur l’eau du 3 janvier 92 est la conservation des zones humides ( article2), le SDAGE RMC, document d’application de la loi sur l’eau prévu par celle-ci (article 3) et signé après la signature du SMVM est un document supérieur à celui ci.
Page 10 Milieu naturel « La concentration……et la richesse des biotopes localisés »
Lesquels ? Aucun inventaire ne figure dans l’enquête alors que nous avons signalé par courriers et carte en date du 19 janvier 2005 et 18 février 2006, la présence d’une plante protégée par l’arrêté du 20 janvier 1982 modifié par l’arrêté du 31 août 1995 la Barbe de Jupiter « Anthyllis Barba-jovis » (localisée en décembre 2005 par les membres de l'association et déclarée aux principaux services de l'Etat) (annexe 1)

III Programmes des travaux :Paragraphe 2 Description des voies -définition des structures-chaussée « Couche de base en Grave bitumé » nous espérons qu’il n’y aura pas d’utilisation de mâchefers même valorisés.
VI Etude d’Impact « Procéder à une requalification de la zone de loisirs et améliorer la sécurité des accès qui seront qualibrés de façon à limiter le flux des usagers »
De quelle façon peut-on limiter le flux des usagers et sécuriser les accès de cette aire de loisirs si ce n’est en déplaçant purement et simplement ces activités qui ne sont pas compatibles avec la protection du milieu biologique.« Assurer la préservation des 63 Hectares «
Il faut savoir, que cet espace naturel, propriété du Conservatoire du Littoral et de la compétence de la Communauté d’Agglomération du Bassin de Thau.
Cet espace classée en Znieff et Zico renferme de nombreuses espèces végétales protégés comme en autre le Buplerum semicompositum « Buplèvre Glauque » Cette zone naturelle est avec celle des Pierres Blanches une des deux seules qui subsistent sur la commune de Sète après le bétonnage total du Triangle de Villeroy, l’attaque frontale sur la carrière du Ramassis pour également un projet immobilier et la « sauvegarde « du Lido sur des considérations sécuritaires concernant la route face à la mer laquelle a commencé par un scalp systématique de tout ce qui était naturel au sud de la voie ferrée depuis le bout du Triangle de Villeroy jusqu’aux trois digues et à terme jusqu’au marché aux puces de Marseillan. Afin d’assurer la préservation de 63 hectares, Il est donc à proscrire l’évocation d’un projet d’accès aux véhicules à moteur sur ce secteur.
Page 53 paragraphe 3-2-1 Zone humide : « Aucun plan de gestion n’a été établi à ce jour ».
Pourtant, en 2003, à titre de mesures compensatoires pour le comblement des zones humides du triangle de villeroy, la commune devait assumer la gestion financière et « la soit disante « restauration de ce site ». Une convention qui n’a toujours pas vu le jour devait être établie entre la CABT , le Conservatoire du Littoral et la Commune.
Page 73 paragraphe 5-4-4 Loisir et sport
Le centre équestre situé sur cet espace, n’est pas compatible avec la protection du milieu et cela pour deux raisons.
- Ces eaux usées se rejettent directement dans l’étang de Thau classé Natura 2000 (annexe2)
- Son approvisionnement en fourrage ne pouvant pas passer par le Pont Levis oblige ses camions à traverser les 63 hectares d’espaces naturels et accentue ainsi à la dégradation de ce site
Page 89 Gestion des déchetsUn projet de déchetterie est prévu au programme. Certes une déchetterie est utile, mais son implantation dans en zone Ndg n’est pas acceptable. D’ailleurs ce projet n’a pas eu l’assentiment du Commissaire enquêteur en 2005 dans l’enquête publique de la « Révision simplifiée du Plan d’Occupation des sols » (annexe3)
Ne serait- il pas judicieux de prévoir pour ce nouveau quartier des containers enterrés ?
Page 97 paragraphe 5-11-1 Eaux potables : « Actuellement La zone n’est pas équipée d’un réseau secondaire »
Lors de l’enquête publique en 2005 la question « le syndicat du Bas Languedoc pourra t il faire face à ces consommations supplémentaires « a été posé à la SEBLI par le service des affaires sanitaires et sociales qu’en est- il aujourd’hui ?
Paragraphe 5-11-2 Eaux pluviales Cette zone comme toute la zone figure sur la carte IGN comme une zone inondable. Un PPR est il prévu ?
D Analyse des effets directs :Page 102 paragraphe 1-2-1 Ecosystème terrestre
« Les opérations d‘aménagement………..l’équilibre des milieux naturels situés sur l’emprise réservée au projet ainsi que les écosystèmes proches seront affectés par les travaux » « l’impact des travaux d’aménagement sur la végétation de la zone d’étude sera limité et compensé par des mesures de protections » Lesquelles?
Page 113 paragraphe 2-2 Effets du fonctionnement du projet sur l’environnement naturel
« La disparition des espaces naturels fera l’objet de compensation par la mise en place de mesures d’intégrations paysagères »
Lesquelles? Nous rappelons que pour la destruction de zone humide même la plus petite qu’il soit, le SDAGE RMC impose :
La création d’une zone humide nouvelle de même superficie et de même fonction ou la restauration d’une zone humide en voie de disparition.
Page 118 paragraphe 2-5-4 Réseaux : assainissement eaux usée
Etant donné que la station d’épuration actuelle fonctionne à 80% de sa capacité maximale, est il prévu son extension?
Cette question a été également soulevée lors de l’enquête publique « Révision simplifié du plan d’occupation des sols » en 2005
E Raison projet retenu : Page129 paragraphe 1-2-2 Programme d’aménagement
Equipements publics«Ecole, Maison de la Nature , Déchetterie, Passerelles »
L’emplacement d’une déchetterie de 4 000 m2, si elle est utile n’est pas judicieux, il serait souhaitable de penser un autre lieu
Pourquoi une maison de la Nature à cet endroit alors que toute la zone sera urbanisée ?
Pourquoi ne pas remplacer ces deux projets par la construction d’une maison de retraite médicalisée qui fait défaut sur la Commune puisque celle initialement prévue dans l’aménagement de la carrière du Ramassis a été remplacée par une résidence pour seniors? Nous tenons à vous signaler :- la présence d’une Barbe de Jupiter « Anthyllis Barba-jovis » plante protégée sur le plan national dans la zone concernée.(déclarée aux services de l'Etat endécembre 2005)
- Une partie de la zone concernée (9 000 m2) a servie de casier de ressuyage à une opération de dragages d’entretien des canaux de l’ile de Thau (arrêté préfectoral n° 2008-01-543) vu la perméabilité du sol, des analyses sont elles prévues et qui prendra en charge son éventuelle dépollution ? (annexe4)
Dans l’état actuel de l’urbanisation totale de cette zone, Triangle de Villeroy et Entrée ouest, l’association ne peut que regretter que la commune ai préféré opter pour ce projet plutôt que l’aménagement en espace naturel qui petit à petit disparaisse de notre commune au profit du béton.
Sète le 27 mai 2008
La Présidente
Marialys CaramelPj :
Annexe 1 Barbas-Jovis et différents courriers transmis aux services de l’état
Annexe 2 photos évacuation des eaux usées du centre équestre dans l’Etang de Thau
Annexe 3 Conclusion du Commissaire enquêteur du projet : révision simplifiée du plan d’occupation des sols « Entrée Ouest »
Annexe 4 article midi libre 24 /04 /08 sur le dragage ( picasaweb.google.fr/caramel.marialys)
10:05 Publié dans Quartier "Villeroy" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : midi, libre, CABT, Sète, environnement, plante protégée, picasaweb.google.fr/caramel.marialys
17.05.2008
Massacre au Lido
En date du 21/02 /22008, l'association s'était inquiétée de la disparition du pied de Barba Jovis (Barbe de Jupiter) que nous avions signalé au préfet lorsde l'enquête pour le déplacement de la route du Lido.
La CABT nous a transmis ce communiqué de presse .
Balaruc-les-Bains, le 31 janvier 2008| COMMUNIQUE DE PRESSE |
Sauvegarde du Lido : les plantes rares sous haute protection n°159
Une plante rare traitée avec le plus grand soin et des rhizomes déplacés : c’est le volet végétal de l’opération de sauvegarde du Lido de Sète à Marseillan. Un chantier dans le chantier.
Extrêmement rare à l’état sauvage : la Barbe de Jupiter. Le pied unique du Lido a été déterré en début de semaine, transporté puis réimplanté sur le terrain du Conservatoire du Littoral, sur un site protégé par l’Etat. Il a fallu quatre heures et demie pour déterrer ce bel arbrisseau de 1,50 mètre environ étant donné son réseau racinaire large, tortueux et tentaculaire. Les professionnels de l’association Agents du Littoral Méditerranéen (ALM) ont apporté tous les soins nécessaires pour conserver l’ensemble des racines, en éliminer la terre argileuse tout en maintenant le tronc par un système de cordage.
Il faut savoir que Sète est le seul site connu pour cette espèce dans toute la région du Languedoc Roussillon. Il en existe 6 autres pieds, sur le Mont Saint-Clair. En revanche, on la trouve assez abondamment dans les jardins privés du Mont-Saint-Clair et elle a été bien utilisée dans les aménagements paysagers sétois notamment sur la Corniche où l’on en trouve une cinquantaine.
Espèce protégée nationale, la Barbe de Jupiter (Anthyllis barba-jovis) est un arbuste très ramifié et repérable par son feuillage velu, vert-gris argenté. Au printemps, on peut l’identifier grâce à ses fleurs jaune-brun. L’avantage de cette plante rare réside dans son acclimatation à notre zone littorale et sa grande tolérance aux embruns, au vent ainsi qu’aux périodes de sécheresse. Pour infos, autres sites en France : Toulon, les garrigues des Alpes Maritimes et la Corse.
Cette opération succède au déplacement de la seconde espèce protégée : l’Althénie de Barrandon (Althénia filiformis spp barrandonii) qui figure aussi sur la liste des espèces végétales protégées en France. Au programme vendredi dernier : prélèvement, transfert et réimplantation sur un nouveau site. Toute la matinée, à Marseillan les professionnels de l’ALM, du service des Espaces Naturels de Thau Agglomération et de l’association Les Ecologistes de l’Euzière ont mené l’opération. Ils ont ainsi prélevé des plaquettes de vase superficielle, d’une hauteur de 10 centimètres environ et contenant les rhizomes d’Althénie de Barrandon ainsi que les banques de graines. Ils ont déposé chaque plaquette dans de grands bacs se trouvant au fond d’une embarcation qui assure ainsi le stockage et le transport des plaquettes. Etape finale : transfert immédiat vers une nouvelle mare, appelée aussi station, de 1700 m² créée spécialement pour l’accueil des graines et rhizomes.
Opération de transfert certes « humide » mais indispensable car cette espèce se trouve uniquement dans la vase et plutôt dans les mares d’eau saumâtre du littoral. Elle est reconnaissable par ses longues tiges filiformes de 15 à 50 centimètres environ avec des feuilles espacées C’est une plante aquatique, vivace annuelle dont la biologie de reproduction est assez peu connue, selon l’association Les Ecologistes de l’Euzière. Par exemple, elle peut localement, au niveau d’une station, apparaître ou non d’une année à l’autre sans qu’une raison évidente soit identifiée. Sur notre littoral, on compte une trentaine de stations. C’est unique en France (on en trouve également en Corse). Sur Marseillan, on compte une vingtaine de stations et à Palavas-les Flots, une dizaine.
De telles actions font suite à une première opération de transplantation, réalisée en octobre dernier. 1500 bulbes de lys de mer ont alors été récupérés sur le tracé de la nouvelle route et réimplantés sur d’autres parties du site.
Toutes ces opérations s’effectuent sous le contrôle du ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables et de la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) et sont l’application de mesures compensatoires prévues dans l’arrêté préfectoral.
Pendant 5 ans, Thau Agglomération effectuera un suivi chaque printemps qui sera intégré aux différents plans de gestions des sites d’aménagement.
photos
1- L’unique pied de Barbe de Jupiter du Lido 
2- Le pied de Barbe de Jupiter est réimplanté sur le terrain du Conservatoire du Littoral
3- Création d’une mare de 1700 m²- appelée aussi station – pour recevoir les rhizomes et graines d’Althénie de Barrandon, espèce protégée nationale et déplacée lors du chantier de sauvegarde du Lido.
4- Les plaquettes de vase contenant les graines et rhizomes d’Althénie de Barrandon sont déposées dans la nouvelle mare. Réalisé vendredi dernier, 25 janvier, ce transfert est mené par l’ALM, le service des Espaces Naturels de Thau Agglomération et l’association « Les Ecologistes de l’Euzière ».| Contact Communication-Presse Jean-Louis Cianni – 04 67 51 62 64 jl.cianni@agglo-bassindethau.fr Véronique Lajarige – 04 99 57 61 05 v. lajarige@agglo-bassindethau.fr |
Hélas début mai, nous avons constaté que ce pied n'a pas survécu à la transplantation
20:25 Publié dans Quartier "Villeroy" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cabt, plantes protegées, lido, écologie, environnement
11.05.2008
Enquète publique délaissé non cadastré
Entrée OUEST
ENQUETE PUBLIQUE SUR LE DECLASSEMENT D'UNE PARCELLE DE 7ha14a90ca
non cadastrée
Il est difficile de croire que la parcelle non cadatrée a une superficie de plus de 7 ha, étant donné qu'une partie a fait l'objet de la création d'un rond-point et est incluse dans la ZAC Ouest qui a fait l’objet d’une enquête publique. Cela n'a pu être réalisé sans l'intervention d'un géomètre. La partie utilisée en voirie devrait donc être séparée de la zone à déclasser, étant donné que la voirie ne fera pas l'objet d'un déclassement.
Sur le plan fourni de l'état parcellaire, il n'apparait pas, après photographie des documents d'enquête avec un appareil numérique ayant une résolution de 5 mégapixels, qu'une parcelle incluse dans la partie déclassée est la propriété d'EDF. Pourquoi?
Une DUP a été demandée au nom de la SA Elit par DCM en date du 30/10/2007 sous le numéro D2007-02-71. Cette DUP n'a pas abouti. Il est tout à fait raisonnable de penser que le déclassement de cette parcelle permettra la cession de la - dite fraction de parcelle à la SA Elit dont le PDG n'est autre que le maire de la ville, qui s'empressera de la céder à un promoteur immobilier comme cela s'est trop fréquemment produit au cours des années passées. L'aliénation du patrimoine communal se fait au profit d'une société d'économie mixte sans aucun bénéfice pour les Sétois et contre leur avis.
Les éléments de cette enquête ne sont pas détaillés pour apprécier son intégration à un quelconque projet et conduit à un mitage immobilier dans une zone fragile, maltraitée malgré les lois en vigueur (loi sur l'eau, schéma de mise en valeur de la mer, protection des zones humides.)
C'est pourquoi l'association « Entre mer et Etangs Sète Environnement »s'oppose au déclassement de la parcelle dans l'intérêt public et suggère que cet espace soit aménagé en espace vert.
16:40 Publié dans Quartier "Villeroy" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : entrée ouest, villeroy, zone humide, urbanisation, écologie, environnement
Massacre au Lido
L'immeuble classé ne peut s'acquérir par prescription. On ne peut lui appliquer de servitudes légales pouvant lui causer des dégradations, c'est à dire essentiellement les servitudes d'urbanisme (alignement). Il ne peut être exproprié sans que le ministre ait été consulté. Par ailleurs, "aucune construction neuve ne peut être adossée à un immeuble classé sans autorisation spéciale du ministre (de la culture)" (article 12 de la loi de 1913).
Cet édifice bénéficie aussi d’un Périmètre de protection
Le rayon de protection légal autour d’un monument historique est de 500 mètres. Cette protection naît automatiquement dès lors que l’édifice est classé ou inscrit. Dans tout ce rayon toutes les modifications de l’aspect extérieur des immeubles (façades, couvertures) ou les travaux qui modifient les lieux extérieurs (piscines, murs, extension d’un bâtiment) nécessitent l’approbation de l’ABF (Architecte des Bâtiments de France.
Toutefois le périmètre de protection peut être modifié à l’occasion de l’élaboration ou de la révision du plan local d’urbanisme. Le nouveau périmètre est alors soumis à une enquête publique conjointement avec le plan local d’urbanisme et est annexé au plan local d’urbanisme. En conséquence, l’implantation des futurs parkings, devront tenir compte de cette protection. Quant à la mise en « mise en sécurité du Castellas « de quelle mise en sécurité veut-on parler ? Celle de la Redoute ou bien celle du Camping dont le propriétaire « lorgne » son extension.
16:10 Publié dans Quartier "LIDO" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Lido, marseillan, écologie, environnement, cabt, commune de sète, commune de marseillan
20.04.2008
cinq ans après
APPEL AUX ECOLOGISTES
Voici maintenant 5 ans que la zone humide du Triangle de Villeroy a disparu avec sa faune et sa flore.
Seule une petite zone colonisée par le « Buplèvre Glauque » plante protégée a fait l’objet d’un arrêté de protection préfectoral.
En 2006, nous avions, dénombré 4000 pieds environ et nous avions sollicité auprès des services de l’Etat, un arrêté de biotope et l’établissement d’un cahier des charges.
A ce jour, rien n’a été concrétisé et l’entretien de cette zone laisse à désirer.
De plus, le comblement du Mascaron a permis la colonisation de l’espace très proche de plantes envahissantes, qui, si elles ne sont pas éradiquées vont détruites le biotope du Buplèvre.
Aussi, si le temps le permet, je vous propose de nous retrouver samedi 26 Avril à 14 heures sur le site afin d’effectuer un nettoyage.
(Prévoir des gants, des râteaux)Pour tous renseignements 04 67 53 59 25
sete.environ@wanadoo.fr
20:05 Publié dans Quartier "Villeroy" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : plante protégée, environnement, écologie, lido, cabt, préfecture, écologiste de l'euzière
05.04.2008
Incinérateur
:: La lettre du CNIID du 27 mars 2008 ::
> ++++++++++++++++++++++++++++++
>
> Si cette lettre ne s'affiche pas bien, cliquez sur le lien qui suit : http://www.cniid.org/espace
> Vour pouvez encore télécharger les deux lettres précédentes sur :
> http://www.cniid.org/espace
> :: Incinération et cancers : des résultats alarmants passés sous silence
Paris, le 2 avril 2008 - Le 30 novembre 2006, l'institut de veille sanitaire (InVS) rendait public les résultats préliminaires de l'étude sur l'incidence des cancers à proximité des usines d'incinération d'ordures ménagères. Le CNIID s'était déjà alarmé des excès de risque significatifs mis en évidence et attendait les résultats définitifs (1). Près d'un an et demi après, ils sont enfin disponibles... et plus alarmants encore! Le tableau ci-contre montre que, pour tous les types de cancers, les risques relatifs avaient été sous-estimés en 2006.
> Etant donné les courtes périodes de latence choisies entre exposition et apparition d'un cancer (5 ans pour les leucémies, 10 ans pour les autres cancers), il y a, en plus, de forts risques que les résultats restent encore sous-estimés par rapport à la réalité, ce que reconnaît d'ailleurs l'InVS à plusieurs reprises dans le rapport : le pic d'apparition des cancers n'est ainsi peut-être pas encore atteint.
| Types de cancer | Excès de risque de cancers - Résultats préliminaires > novembre 2006 | Excès de risque de cancers - Résultats définitifs > mars 2008 |
| Myélomes multiples (hommes) | / | +23% |
| Myélomes multiples (2 sexes) | / | +16% |
| Sarcomes des tissus mous (2 sexes) | +12,9% | +22% |
| LMNH (2) (chez la femme) | / | +18% |
| LMNH (2 sexes) | +8,4% | +12% |
| Cancer du foie (2 sexes) | +9,7% | +16% |
| Cancer du sein chez la femme | +6,9% | +9% |
| Tous cancers chez la femme | +4% | +6% |
> :: Incinération et cancers : des résultats alarmants passés sous silence
> Paris, le 2 avril 2008 - Le 30 novembre 2006, l'institut de veille sanitaire (InVS) rendait public les résultats préliminaires de l'étude sur l'incidence des cancers à proximité des usines d'incinération d'ordures ménagères. Le CNIID s'était déjà alarmé des excès de risque significatifs mis en évidence et attendait les résultats définitifs (1). Près d'un an et demi après, ils sont enfin disponibles... et plus alarmants encore! Le tableau ci-contre montre que, pour tous les types de cancers, les risques relatifs avaient été sous-estimés en 2006.
> Etant donné les courtes périodes de latence choisies entre exposition et apparition d'un cancer (5 ans pour les leucémies, 10 ans pour les autres cancers), il y a, en plus, de forts risques que les résultats restent encore sous-estimés par rapport à la réalité, ce que reconnaît d'ailleurs l'InVS à plusieurs reprises dans le rapport : le pic d'apparition des cancers n'est ainsi peut-être pas encore atteint.
| Types de cancer | Excès de risque de cancers - Résultats préliminaires > novembre 2006 | Excès de risque de cancers - Résultats définitifs > mars 2008 |
| Myélomes multiples (hommes) | / | +23% |
| Myélomes multiples (2 sexes) | / | +16% |
| Sarcomes des tissus mous (2 sexes) | +12,9% | +22% |
| LMNH (2) (chez la femme) | / | +18% |
| LMNH (2 sexes) | +8,4% | +12% |
| Cancer du foie (2 sexes) | +9,7% | +16% |
| Cancer du sein chez la femme | +6,9% | +9% |
| Tous cancers chez la femme | +4% | +6% |
> Les populations paient au prix fort le manque de volontarisme pour réduire le recours à l'incinération. Alors que les travaux du Grenelle sont en cours, ces nouveaux résultats, passés inaperçus, viennent confirmer une fois de plus les risques liés à l'incinération et le peu de cas fait au principe de précaution.
> Version téléchargeable en PDF > (1) Rapport disponible sur : http://www.invs.sante.fr
> (2) LMNH : Lymphomes malins non hodgkiniens
Alors, Devons nous continuer à engouffrer des millions sur cet incinérateur nouvellement rebaptisé dont les analyses sont tenues secrétes malgrés nos nombreuses demandes et qui de toute manière produira de la dioxine
DiaporamaTr...ppt ,
DiaporamaTr...pdf
16:00 Publié dans Quartier "Eaux Blanches" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : incinération, cnid, pollution, santé, environnement, CABT, APPEL


