24.04.2008
Etang de Thau
Durable vous a dit développement durable ?
Suite à l’article paru dans midi libre du 16 avril 2008 et à l’interpellation répété de Sétois, nous avons mené notre enquête sur le « prélèvement « du sable dans l’étang de Thau.
Comme à l’accoutumé, nous avons dû courir de services en services avant de découvrir une partie des documents recherchés.
Dans ses conclusions, le commissaire enquêteur qui stipule : « estimant que ces travaux de dragage d’entretien des canaux de l’ile de Thau, sont de nature à faciliter l’accès des différents embarcations autorisées, de pêche ou de plaisance sur ce domaine, émet un avis favorable »
C’est ainsi que nous avons pris connaissance de l’arrêté préfectoral intitulé 
« Dragage d’entretien des canaux de l’Ile de Thau ».
Certes, le dragage des voies navigables, des chenaux et des ports est une nécessité économique importante et pour les voies navigables, indispensable pour assurer le libre écoulement des crues et prévenir les inondations. Cependant, même si toute les précautions sont prises pour les matériaux contaminés, le déplacement de ceux-ci remobilise les toxiques, notamment les métaux lourds et dioxine, qui redeviennent alors disponibles et risquent de se concentrer dans l’ensemble de la chaîne alimentaire. La destination finale des produits de dragages peut entraîner une contamination des eaux marines, souterraines ou superficielles
Même lorsque les sédiments ne sont pas contaminés, l’opération de dragage peut être néfaste pour le milieu par effet physique dans la mesure où elle bouleverse les habitants et remet en suspension de grande quantité de matériaux. Or sur le site, nous avons constaté que ce dragage s’effectue dans l’étang de Thau, espace protégé par la directive Natura 2000 et où pousse à proximité une algue protégée, la zosthère, connue par tous les pêcheurs de la lagune.
Il faut donc se poser la question de la nécessité du curage ou du dragage. En effet, tout dragage comporte un risque de disséminer des sédiments toxiques dans le milieu aquatique alors que ceux-ci peuvent être actuellement stabilisés, leur contenu en élément toxiques étant de ce fait peu bio-disponible
Une fois de plus, afin de palier le manque de prospective des élus, la pérennisation de la plage au droit de la ZAC de Villeroy, déjà responsable de la destruction des zones humides sera de plus responsable de la mise en danger durable de la lagune de Thau et cela pour la modique somme de 1 900 000 € La T.A .G.P (Taxe Générale sur Activité Polluante) est elle comprise ?



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13.04.2008
63 hectares

Au Pont Levis, après l’aire de loisirs, nous pénétrons sur un espace protégé de 63 hectares appartenant au Conservatoire du Littoral.
Nous rappelons que depuis 2007 tout le pourtour de l’Etang de Thau est sous la protection de la Directive Natura 2000.
Depuis de nombreuses années nous n’avons de cesse de demander à la Commune de pourvoir à la protection de cet espace par la fermeture à l’accès des véhicules à moteur.
Suite au comblement des zones humides du triangle de Villeroy, nous avons constaté et signalé que les sansouires n’étaient plus alimentaient en eau et commençaient à s’assécher.
Nous précisons que si la gestion des espaces naturels est de la compétence de l’Agglo, la commune s’était engagée, à titre de mesure compensatoire pour le comblement de la zone humide du triangle, d’en assurer la gestion financière.
Une Convention devait être signée. 5 ans après toujours rien.
Aujourd’hui nos craintes s’avèrent fondées. Les 63 hectares ne sont plus alimentées en eaux et ces espaces asséchées qui protégeaient plantes rares et nidification d’oiseaux sont d’une part envahis par les quads et motos qui saccagent tout sur leur passage et des hordes de véhiculent circulent au mépris des promeneurs.
Peut être qu’un changement de Président d’Agglo nous permettra de faire aboutir ce dossier et permettre à la nature de reprendre sa place.


Ce site renferme :
3 plantes protégées
ANTHILLIS BARBA-JOVIS (signalée par l'association agrée des Ecologistes de l'Euzière)
SCILLA HYACINTHOIDES (pas signalée par les Ecologistes de l'Euzière)
BUPLEURUM SEMI-COMPOSITUM (pas signalée par les Ecologistes de l'Euzière)
9 plantes rares
MESEMBRYANTHEMUM CRYSTALLINUM (releves, signalée par les Ecologistes de l'Euzière)
FRANKENIA PULVERULENTA (relevée, signalée par les Ecologistes de l'Euzière)
CYNANCHUM ACUTUM (relevée, signalée par les Ecologistes de l'Euzière)
HYMENOLOBUS PROCUMBENS (relevée, signalée par les Ecologistes de l'Euzière)
CAMPHOROSMA MONSPELIACA (relevée, pas signalée par les Ecologistes de l'Euzière)
ZIGOPHYLLUM FABAGO (relevée, pas signalée par les Ecologistes de l'Euzière)
HELIANTHEMIUM SALICIFOLUM (relevée, pas signalée par les Ecologistes de l'Euzière)
CORIS MONSPELIENSIS (relevée, pas signalée par les Ecologistes de l'Euzière) menacée dans le secteur
CAMPANULA ERINUS (assez rare) (relevée, pas signalée par les Ecologistes de l'Euzière)
19:35 Publié dans Quartier "Pont-Levis" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conservatoire du littoral, natura2000, espace protégée, pollution, CABT, commune
30.07.2007
permis de construire
Sète le 30 juillet 2007
Monsieur le Préfet
Place des Martyrs de la Résistance
34062 Montpellier cedex2
Objet : Recours gracieux
Monsieur le Préfet,
Monsieur le maire de Sète, a délivré le 14 juin 2007 et affiché le 16 juillet 2007 un permis de construire 3010270A54-1 à la SARL SIPART.
Ce permis de construire a pour but d’autoriser la construction d’un immeuble sur la falaise de la Corniche.
Non seulement, cette construction est prévue sur les falaises en très mauvais état, la Commune ayant d’ailleurs décidé d’interdire l’accès des criques au public et d’entreprendre des travaux de consolidation de la dite falaise, mais elle va jouxter le site Natura 2000 référencé FR9102002.
Selon la directive Natura 2000, « les programmes ou projets situés hors du site Natura 2000, dans la mesure où ils sont susceptibles d’affecter de façon notable un ou plusieurs site Natura 2000, compte tenu de la distance, de la topographie, de l’hydrographie, du fonctionnement des écosystèmes de la nature et de l’importance du programme ou du projet, des caractéristiques du ou des sites et de leur objectif de conservation » doivent faire l’objet d’une évaluation des incidences au regard des objectifs de conservation.
Cet espace d’une superficie de 13 hectares, est le seul site connu en Languedoc Roussillon de l’habitat d’intérêt communautaire de fourrés Halo nitrophiles ibériques ( Pégano-Salsoletea).
La corniche accueille plusieurs espèces végétales rares au plan national et européen et pour plusieurs d’entre elles, il s’agit même de la seule station connue à l’échelle départementale, régionale ou nationale.
Or, ce projet immobilier ne fait pas l’objet d’une évaluation des incidences de cette construction eu égard aux prescriptions de la directive Natura 2000.
Il serait d’ailleurs souhaitable qu’un arrêté de biotope soit pris afin d’assurer la pérennité de cette station.
Nous considérons donc que ce permis est une atteinte à la zone Natura 2000 et au cadre de vie des Sétois.
C’est pourquoi, nous vous demandons de bien vouloir exercer vos facultés de recours administratif et annuler ce permis pour les raisons mentionnées ci dessus
22:35 Publié dans Quartier "La Corniche" | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : permis de construire, corniche, falaise, natura2000, ganiveng


