06.10.2007

Bilan 2006 Incinérateur sétois

c97223f8efbed1e827b0ff6122e2e541.jpgL’incinérateur de Sète, comme tous les incinérateurs réduit le volume des déchets mais augmente leur toxicité.

Il génère en outre d’innombrables polluants, depuis les pluies acides jusqu’aux dioxines, que l’on retrouve dans l’air, l’eau et le sol.

Pour les seuls cancers, le risque est multiplié par 10 pour les populations résidant à proximité d’un incinérateur.

 

http://machefers.free.fr

http://amiesfrance.info/index.fr

 

Chiffres VEOLIA propreté au 3 octobre 2007
Bilans de la CLIS (Commission Locale d’Information et de Surveillance)
Ordures ménagères reçues

 (89% des déchets reçus)

Masses en tonnes 2004 2005 2006 2007

Sète

24.501

23.894

23.392

Pas d’arrêté partiel au 31 août
Agglomération

44.187

43.274

42.786

Déchets reçus de l’Agglomération
Masses en tonnes 2004 2005 2006 2007
Ménagers

44.187

43.274

42.796

Pas d’arrêté partiel au
31 août 2007

incinérés

34.185

32.880

exportés
(arrêt technique
ou délestage)

9.360

10818

Industriels dib

1.150

789

665

incinérés

789

665

Hospitaliers das

1.188

1.124

802

incinérés

1.094

714

Exportés

30

88

Boues urbaines

à 65% siccité Incinérées

3.290

4.133

à 65% siccité Exportées

15

à 65% siccité Séchage pour Compostage

3.741

Total : incinéré

39.213

34.259

Total : évacué en décharge classe II
à Septèmes (13)
s

9.405

10.906

Résidus

Masses en tonnes 2004 2005 2006 2007
Résidus épuration fumées envoyé en décharge classe I  à Bellegarde (30)

694

905

Pas d’arrêté partiel au
31 août 2007

Mâchefers

9.262

7.762

Non valorisés

3.440

Valorisés

5.822

Ferrailles recyclés par Arcelor à Fos/mer ou Plateforme de maturation SEMTOMERS

650

586

Valorisation

Masses en tonnes 2004 2005 2006 2007
Vapeur produite

106.170

86.308

Pas d’arrêté partiel au
31 août 2007

Vapeur utilisée

par Flexys

31.657

27.738

Sécher boues station épuration

6.964

7.523

Usage interne

3.981

4.354

Vapeur rejetée dans atmosphère

63.568

46.693

(Plus de 50% de la vapeur produite n’est pas utilisée. Pourquoi, est-ce bien nécessaire ?)

Où en sommes-nous dans le recyclage des déchets ?

Le volume de déchets incinérés n’a pratiquement pas varié depuis 2 ans

Le tri sélectif représente à peine 10% du volume total des déchets

90% des ordures ménagères vont à l’incinérateur

Pourquoi aller plus loin dans le recyclage des déchets ?

Déclaration ADEME 1999 : une poubelle dont 0,5% du contenu est dangereux (déchets spéciaux) une fois incinérée se transforme en produits 100% toxiques (fumées, cendres, mâchefers, eaux de lavage)

Les mesures de pollution, qu’imposent les règlements, ne portent que sur un nombre très restreint de composants sur les 20.000 environ que produit un incinérateur.

Les pathologies développées à proximité d’un incinérateur sont le plus souvent liées aux effets de synergie qui se produisent quand plusieurs molécules sont en présence les unes avec les autres.

La population de l’agglomération augmentant, le volume de déchets augmente aussi.

L’incinérateur en vieillissant et traitant des volumes plus grands, produira plus de nuisances.

Conclusion : Il est nécessaire et probablement possible
- de réduire le volume de déchets incinérés, de 3.000 à 5.000 tonnes par an environ pour le ramener en 6 ans à peu près, à moins de 3.000 tonnes de déchets incinérés.
- et d’accroître en conséquence les volumes de déchets recyclables et non toxiques. www.siredom.fr/pdf/gGuideNoDechets_p13%D324.bd.pdf

 

17.09.2007

Environnement Parc aquatechnique

Permis de lotir « Ortega » Alors que beaucoup de Sétois résidant dans le périmètre de la zone aqua-technique se plaignent des odeurs émanant des usines se trouvant dans ce secteur, voilà que dans la gazette n°80  nous avons la stupéfaction d’apprendre que Mr le Maire, «  grand écologue », vient d’accorder à l’entreprise Ortega, un permis de lotir 17.000m2 dans la zone industrielle des Eaux Blanches.

 

Ce permis a pour objet la construction « de logements individuels, de commerce d’artisanat et d’entrepôt commercial ». Non seulement, comme le signale la Gazette , cet endroit est situé dans le périmètre «  SEVESO 2» de l’usine chimique Flexys dont les risques technologiques sont des dangers  d’explosion, d’émanation et de dispersion de gaz toxique,  et enfin d’ incendie.

 

En outre, ce site est également proche de l’incinérateur qui, malgré sa «  mise en conformité » partielle supprimant son panache blanc signalant la direction des vents, n’est pas à l’abri de dysfonctionnements  tels ceux survenus entre le 29/05/06 et 01/06 /2006 (non signalés aux membres de la CLIS et de cet fait aux sétois eux-mêmes) , qui ont fait passer le taux de dioxines et furanes de 0,01ng/Nm3 à 0,39ng/Nm3 soit trente neuf fois la norme légale en vigueur !

 

Pourquoi, alors que le lotissement est situé  dans le périmètre de danger « Z2 » de Flexys, la DRIRE qui doit statuer sur tous les permis de construire à venir n’a pas jugé bon de  répondre à la demande d’autorisation de lotir transmise le 18/12/06 et de ce fait a donné un avis favorable implicite à ce projet ? Si la demande a réellement été faite, on peut, à bon droit, s’interroger sur l’utilité de cet organisme.

 

Pourquoi, alors« qu’aucun établissement recevant du public (ERP) ne peut être implanté dans le lotissement », il est prévu du commerce d’artisanat ? Enfin, est-il raisonnable d’installer des logements, même pour des salariés d’entreprises, dans cet emplacement pollué et dangereux ? De plus, la loi sur l’eau s’appliquant, il est plus que surprenant de ne trouver ni  formulaire de déclaration  ou d’autorisation alors que, et nous tenons à  le rappeler :

 

La zone du parc aqua-technique et notamment le site de l’entreprise Ortega a reçu pour son aménagement et son comblement, entre 2000 et 2003, de très importantes quantités de mâchefers (environ 10 753.76 tonnes), sources supplémentaires de pollutions dangereuses pour la santé. Pourquoi aussi peu de transparence dans ce projet qui fait peser des risques sanitaires sur les populations amenées à travailler ou à vivre en ces lieux ? Pour quelques € de plus?

En parallèle à cet article paru dans L'Hérault du jour 19 Septembre 2007, un recours gracieux a été déposé auprès du Préfet par l'ssociation "Entre Mer & Etangs - Sète Environnement"

Aurélien LANNANE dans la Gazette de Sète du 7 novembre 2007 a fait aussi allusion à ce permis sous le titre "Sète : un permis explosif va sauter".